Roumanie : nouvelle mobilisation record pour dénoncer un assouplissement des lois anticorruption

Entre 200 000 et 250 000 personnes ont de nouveau battu le pavé contre l'assoupliqqement de la législation anticorruption. 

Des milliers de manifestants dans les rues de Bucarest (Roumanie), vendredi 3 février. 
Des milliers de manifestants dans les rues de Bucarest (Roumanie), vendredi 3 février.  (STOYAN NENOV / REUTERS)

Nouvelle soirée de colère dans les rues de Roumanie. Entre 200 000 et 250 000 personnes, selon les médias, ont manifesté vendredi 3 février dans la capitale roumaine et dans une cinquantaine d'autres villes du pays contre un assouplissement de la législation anticorruption. Ils étaient déjà plus de 200 000 mercredi soir. 

Dans la capitale, environ 100 000 contestataires se sont rassemblés pour le quatrième soir consécutif sur la vaste place Victoriei, où se trouve le siège du gouvernement, l'épicentre de ce mouvement de protestation sans précédent en Roumanie. Jeunes pour la plupart, les manifestants exigent l'abrogation d'un décret pris mardi par le gouvernement social-démocrate qui pourrait bénéficier à de nombreux élus soupçonnés de malversations.

Chaîne humaine devant le parlement

Des rassemblements similaires ont réuni entre 100 000 et 150 000 personnes dans une cinquantaine de villes, dont Cluj (nord-est), Sibiu (centre) et Timisoara (ouest), selon les médias.

Alors que le gouvernement, en place depuis un mois, a martelé son intention d'"aller de l'avant" avec cette réforme pénale, les protestataires entendent poursuivre leur mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent satisfaction. Samedi, ils projettent de se retrouver en milieu de journée dans la capitale roumaine pour une marche vers le Parlement, devant lequel ils souhaitent former une chaîne humaine.