Rome bascule à droite
La gauche italienne dans la tourmente. Et son leader, Walter Veltroni, décrédibilisé. Il y a deux semaines, Veltroni avait échoué à mener le parti démocrate (centre-gauche) à la victoire lors des élections législatives, permettant à Silvio Berlusconi de faire son grand retour. Aujourd'hui, il subit un nouveau revers : la ville qu'il a dirigée pendant sept ans, jusqu'à sa démission à la mi-février pour mener la campagne législative, vient de se choisir un maire de droite, ce qui n'était pas arrivé depuis 1943, sous Mussolini.
Gianni Alemanno, le candidat du parti du Peuple des libertés de Silvio Berlusconi a en effet recueilli 53,6% des voix. Les Romains l'ont préféré à Francesco Rutelli, le dauphin de Walter Veltroni.
_ Comme le craignaient les états-majors politiques, en particulier la gauche
qui en a apparemment le plus pâti, la participation s'est inscrite en forte
baisse à 63% contre 73,5% au premier tour.
Une campagne axée sur la sécurité
La campagne, beaucoup plus virulente que celle des législatives, a été
dominée par le thème de la sécurité, après le meurtre d'une Romaine à l'automne dont est accusé un immigré roumain.
Gianni Alemanno, qui reprochait à la gauche son laxisme en matière de
criminalité et d'immigration, a notamment promis l'expulsion de 20.000 immigrés clandestins ayant eu maille à partir avec la justice.
La gauche radicale avait elle appelé à la mobilisation contre l'élection d'un "maire fasciste" et le "retour de la marée noire" à Rome. Gianni Alemanno avait en effet fait ses débuts en politique au sein du parti
MSI, héritier du fascisme.
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