Passage de flambeau entre Tchèques et Suédois

Les Tchèques passaient samedi le flambeau symbolique de la présidence de l'UE aux Suédois, après six mois de mandat

Prague, à la présidence de l\'UE juequ\'au 30 juin  2009
Prague, à la présidence de l'UE juequ'au 30 juin 2009 (© France 3)
Les Tchèques passaient samedi le flambeau symbolique de la présidence de l'UE aux Suédois, après six mois de mandatLes Tchèques passaient samedi le flambeau symbolique de la présidence de l'UE aux Suédois, après six mois de mandat

D'ici l'échéance officielle, fixée au 30 juin, les Tchèques "ne veulent pas rester inactifs" et comptent lancer le processus de confirmation du portugais Jose Barroso à la tête du Conseil européen.

Le mandat tchèque avait commencé le 1er janvier avec la crise du gaz entre Kiev et Moscou, mais également l'offensive israélienne à Gaza.

Marquée par la crise économique globale, leur présidence s'est conclue vendredi avec un sommet qui a permis de débloquer le processus de ratification du traité de Lisbonne, en ouvrant la voie à l'organisation d'un nouveau référendum en Irlande.

"La présidence tchèque se termine bien", a estimé vendredi le président français Nicolas Sarkozy, en écho aux louanges qui ont salué à Bruxelles le dernier grand sommet européen piloté par les Tchèques.

Les dirigeants européens avaient poussé un soupir de soulagement, quand après des mois d'atermoiements, les députés tchèques, puis les sénateurs, ont ratifié le Traité de Lisbonne.

Crise politique
En mars, une crise politique en République tchèque avait débouché sur un vote de défiance des députés, à Prague, et la chute du gouvernement du libéral Mirek Topolanek, en pleine présidence de l'UE. Jan Fischer, un haut fonctionnaire sans expérience politique a dû prendre le relais à la tête du gouvernement tchèque et de l'UE.

Jusqu'au bout le très eurosceptique président Vaclav Klaus a joué les trouble-fête. Sa dernière salve, cette semaine, visait le Traité de Lisbonne dont il est un des plus farouches adversaires.

Celui qui s'est défini comme "un dissident européen" a ouvert la présidence tchèque de l'UE en la qualifiant de "chose sans importance". Il a irrité les eurodéputés en comparant les institutions européennes à celles de l'ère soviétique. Il a jugé les élections européennes "pas nécessaires", à la veille d'un scrutin marqué par l'abstention.