Un accord a été trouvé pour accueillir les 49 migrants bloqués en Méditerranée à Malte

"Sur les 249 migrants présents à Malte et les 49 à bord des 'Sea-Watch' et 'Sea-Eye', 220 personnes seront redistribuées dans d'autres pays membres ou rentreront dans leur pays d'origine", a déclaré le Premier ministre maltais.

Le navire \"Sea-Watch\", qui a secouru des migrants en Méditerranée, est bloqué au large des côtes de Malte, le 4 janvier 2019.
Le navire "Sea-Watch", qui a secouru des migrants en Méditerranée, est bloqué au large des côtes de Malte, le 4 janvier 2019. (FEDERICO SCOPPA / AFP)

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé, mercredi 9 janvier, qu'un accord avait été trouvé afin que les 49 migrants bloqués à bord de deux navires d'ONG allemandes puissent débarquer sur l'île. Les bateaux Sea-Watch et Sea-Eye étaient dans les eaux maltaises depuis plusieurs jours, dans l'attente qu'un port sûr puisse leur ouvrir ses portes. Une dizaine de pays européens s'étaient dits prêts à accueillir ces migrants, dont certains étaient ballotés en Méditerranée depuis plus de deux semaines, mais Malte exigeait un accord "global" incluant 249 migrants que ce petit pays avait secourus et accueillis ces derniers jours.

"Un accord ad hoc a été trouvé. Sur les 249 [migrants] présents à Malte et les 49 à bord des Sea-Watch et Sea-Eye, 220 personnes seront redistribuées dans d'autres pays membres ou rentreront dans leur pays d'origine", a déclaré Joseph Muscat au cours d'une conférence à Malte. Les migrants seront répartis entre l'Allemagne, la France, le Portugal, l'Irlande, la Roumanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Italie, a-t-il précisé. 

"Malte n'a jamais fermé ses ports et reste un port sûr. Nous voulons simplement que tous respectent les règles internationales que nous n'avons pas créées, a déclaré Joseph Muscat. Nous voulions faire passer un message politique fort, à savoir que la charge doit être partagée car il s'agit d'un problème européen. Il ne s'agit pas d'un discours contre les ONG, nous voulons simplement que tous suivent les règles."