Paris : la préfecture de police empêche l'installation d'un campement de migrants sans abri
Les abords de la mairie de Paris située dans le IVe arrondissement ont été investis vers 13h30 par les militants de l'association Utopia 56 et des migrants.
Aussitôt installés, aussitôt évacués. Une centaine d'exilés sans abri aidés par une association ont tenté d'occuper jeudi 28 octobre le parvis de l'hôtel de ville de Paris pour réclamer une solution d'hébergement, alors que les forces de l'ordre empêchaient "l'installation" du campement. Les abords de la mairie de Paris située dans le IVe arrondissement ont été investis vers 13h30 par les militants de l'association Utopia 56 et des migrants, principalement des familles originaires d'Afrique subsaharienne.
Occupation place de l'Hôtel de Ville à Paris : les tentes achetées et distribuées par notre association aux familles à la rue sont volées et emmenées par la police. pic.twitter.com/167pDuYEiP
— Utopia 56 (@Utopia_56) October 28, 2021
Dès 14 heures, la préfecture de police est rapidement intervenue "pour empêcher l'installation d'un campement illicite", a-t-elle indiqué sur Twitter.
Place de l'Hôtel de Ville : la @prefpolice est actuellement en train d'intervenir pour empêcher l'installation d'un campement illicite en plein cœur de Paris. pic.twitter.com/WRU9NXJ9Y8
— Préfecture de Police (@prefpolice) October 28, 2021
"L'objectif, c'est d'obtenir des places d'hébergement pour ces personnes qui sont à la rue depuis plusieurs semaines", a expliqué à l'AFP Kerill Theurillat, coordinateur d'Utopia 56 à Paris.
"120 personnes" prises en charge dans la journée, selon la préfecture
"Notre réseau d'hébergement solidaire est submergé depuis plusieurs semaines avec plus d'une centaine de personnes à prendre en charge chaque soir. C'est vraiment une urgence", a ajouté le militant associatif avant d'être mis à l'écart du rassemblement par la police avec d'autres bénévoles.
La préfecture de la région Ile-de-France a fait savoir dans la soirée que "120 personnes, toutes en famille, ont été prises en charge" jeudi. "Elles s'ajoutent aux 128 personnes mises à l'abri la veille" mercredi, a ajouté la préfecture. Après évaluation de leur situation, elles doivent être "ré-orientées vers des hébergements adaptés", selon un communiqué.
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