Nicolas Sarkozy compare l'afflux de réfugiés à un dégât des eaux

L'ancien chef de l'Etat a raillé la proposition de la Commission européenne de répartir les demandeurs d'asile entre les pays de l'UE.

Nicolas Sarkozy, le président des Républicains, le 18 juin 2015 à L\'Isle-Adam (Val-d\'Oise).
Nicolas Sarkozy, le président des Républicains, le 18 juin 2015 à L'Isle-Adam (Val-d'Oise). (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a comparé l'afflux de migrants en Europe à une grosse fuite d'eau, devant les militants du Val-d'Oise réunis à l'Isle-Adam, jeudi 18 juin. L'ancien chef de l'Etat a raillé la proposition de la Commission européenne de répartir les demandeurs d'asile entre les pays de l'UE.

Dans "une maison, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine", a illustré Nicolas Sarkozy. "Le réparateur arrive et dit : 'J'ai une solution : on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants'", a-t-il ironisé.

Des migrants en provenance de Syrie et d'Erythrée

La Commission européenne a proposé que les États se partagent la prise en charge de 40 000 demandeurs d'asile originaires de Syrie et d'Erythrée arrivés en Italie et en Grèce depuis le 15 avril, alors que 100 000 personnes sont clandestinement entrées dans l'UE depuis le début de l'année, selon l'agence Frontex. L'exécutif européen a également invité les pays des 28 à accueillir 20 000 réfugiés syriens.

"Les sociétés meurent de la consanguinité et n'ont rien à craindre du métissage", a poursuivi Nicolas Sarkozy, mais il faut débattre, d'après lui, "de la mesure du nombre de gens que l'on peut accueillir et de la manière de les accueillir".