Migrants : un réseau de passeurs vers la France a été démantelé en Espagne

Sept personnes, soupçonnées d'avoir fait entrer illégalement près de 300 migrants en France, ont été interpellées par la police espagnole.

Europol et la police espagnole ont annoncé le démantèlement en Espagne d\'un réseau de passeurs.
Europol et la police espagnole ont annoncé le démantèlement en Espagne d'un réseau de passeurs. (LEX VAN LIESHOUT / ANP)

L'organisme européen de lutte contre la criminalité Europol et la police espagnole annoncent, mercredi 8 août sur leur site internet respectif, le démantèlement en Espagne d'un réseau de passeurs, soupçonné d'avoir fait entrer près de 300 migrants en France. Sept personnes ont été interpellées par la police espagnole.

Des migrants originaires de Guinée, de Côte d'Ivoire, du Mali et du Sénégal

"Avec l'aide de la section d'Europol chargée du trafic de migrants (EMSC), la police nationale espagnole a démantelé une organisation criminelle soupçonnée d'un trafic de migrants à grande échelle entre des pays africains francophones et la France. Selon les premières estimations, ce réseau a facilité l'entrée en Espagne de près de 300 migrants en situation irrégulière, avant d'organiser leur entrée illégale en France", écrit Europol. Les migrants étaient notamment originaires de Guinée, Côte d'Ivoire, du Mali et du Sénégal.

Six suspects ont été arrêtés fin juillet dans la province de Guipuzcoa, dans le nord de l'Espagne, et le septième à Madrid. La police espagnole précise que huit migrants attendant de passer en France ont également été découverts dans une maison de cette province.

Six mois d'investigation

L'enquête a démarré en janvier, après que deux suspects ont été repérés à la gare routière de Saint-Sébastien, en Espagne, attendant l'arrivée de citoyens africains et les accompagnant acheter des billets de train. "Après plusieurs tentatives, les enquêteurs ont confirmé l'existence d'une organisation criminelle d'origine subsaharienne qui, principalement dans la ville de Saint-Sébastien bien qu'avec des ramifications à Bilbao, Madrid et en France, était dédiée au trafic illicite de migrants, la France étant sa destination finale", précise la police espagnole.

Arrivés en Espagne en bateau, les migrants étaient ensuite conduits en France à l'aide de faux papiers d'identité, ou en usurpant l'identité d'autres étrangers. "En plus des trains et des bus, les membres de l'organisation ont utilisé un taxi, géré par un citoyen d'origine espagnole, avec la capacité de transporter jusqu'à cinq migrants et qui a facturé jusqu'à 150 euros par passager", précise la police espagnole.