Migrants à la frontière Pologne-Biélorussie : Poutine mène "un coup immonde pour déstabiliser l'UE", dénonce l'eurodéputé Bernard Guetta

La Russie qui soutient la Biélorussie, soupçonnée d'organiser une crise migratoire à la frontière polonaise, mène une stratégie "qui appuie là où ça fait mal" pour diviser l'UE selon Bernard Guetta, député européen Renew Europe, sur France Inter jeudi. 

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Radio France
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Une photo prise à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne dans la région de Grodno, le 8 novembre 2021.  (LEONID SHCHEGLOV / BELTA)

Vladimir Poutine mène "un coup politique organisé pour déstabiliser l'Union européenne", un coup "immonde, abominable", dénonce le député européen Renew Europe, Bernard Guetta, invité de France Inter jeudi 11 novembre. La Russie est un des seuls pays à soutenir le régime biélorusse d'Alexandre Loukachenko, soupçonné d'orchestrer l'arrivée de plus de 2 000 migrants, majoritairement des Kurdes du Moyen-Orient, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Ces derniers sont repoussés par les soldats polonais, empêchés d'entrer sur le territoire européen.

L'ancien journaliste analyse la stratégie russe de division de l'Union européenne, "bien pensée", "qui appuie là où ça fait mal, sur les désaccords" entre les pays de l'UE "sur l'accueil des migrants". Mais selon lui, ici, il ne s'agit pas d'une crise migratoire, comme depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011, mais "d'un coup politique" contre lequel l'Union européenne doit lutter.

"L'UE doit poser un ultimatum à Loukachenko"

Bernard Guetta appelle l'UE à "faire la guerre, poser un ultimatum à Alexandre Loukachenko", menacer "d'étrangler économiquement" son pays en bloquant totalement les exportations de produits biélorusses par la mer Baltique. Ces produits doivent actuellement traverser la Pologne ou la Lituanie, pays membres de l'Union européenne, pour atteindre les ports. Les sanctions déjà appliquées sur les exportations et importations biélorusses vers ou depuis l'UE "ne sont pas si fortes que cela", déplore le député européen.

Le vice-président de la commission des droits de l'Homme au Parlement européen appelle par ailleurs à "secourir" ces personnes exilées, "ces malheureux qui meurent de froid dans ce marécage". Mais pour autant, il "ne pense pas qu'il faille les accueillir" en Europe.

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