Marche de la solidarité pour les migrants : "On veut montrer qu’il existe des Français qui aident"

François Guennoc, membre de l'association L'Auberge des Migrants, a expliqué, lundi sur franceinfo, attendre des retombées politiques en faveur des migrants "sur le moyen et le long terme" avec la Marche de la solidarité entre Vintimille et Londres.

Un rassemblement de soutien aux migrants, à Lyon (Rhône), le 16 décembre 2017.
Un rassemblement de soutien aux migrants, à Lyon (Rhône), le 16 décembre 2017. (MAXPPP)

Plusieurs dizaines de bénévoles, sympathisants et militants d'associations de soutien aux migrants vont entamer une longue Marche de la solidarité, lundi 30 avril à 10 heures, au départ de la ville italienne de Vintimille. Le trajet se terminera le 8 juillet à Londres, après avoir fait étape à Lyon, Paris, Lille, Grande-Synthe et Calais.

"Il faut que les Français restent à l’écoute de la problématique migratoire, de ce qu’on fait, de ce que fait le gouvernement également", a affirmé François Guennoc, sur franceinfo, lundi. "On veut montrer qu’il existe aussi des Français qui aident et des Français qui revendiquent cette aide", a poursuivi ce membre de l'association calaisienne L'Auberge des Migrants à l'initiative de cette marche.

Des retombées politiques sur le long terme

François Guennoc attend des retombées politiques "sur le moyen et le long terme", "dans trois ans, dans cinq ans, dans dix ans", quand "un gouvernement" aura une "attitude plus ouverte, plus positive". Le militant associatif "pense qu’à un moment donné, la France regardera cette histoire de migration en face et adoptera une politique plus ouverte parce qu’on sait de toute façon que les gens arrivent, que ça coûte beaucoup plus cher de les empêcher de rentrer ou de les expulser que de les accueillir".

"On a aussi besoin de la marche pour que les gens sachent ce qu’on fait, pour qu’ils nous aident, et en attendant, nous on continue le court terme, l’humanitaire, parce qu’il y a des gens dans la rue, parce qu’ils ont besoin de couvertures, de repas, etc. Et ça, on va continuer à le faire", a conclu François Guennoc.