La Hongrie met en place des chasseurs de migrants

La Hongrie est le pays qui a la politique la plus répressive à l'égard des migrants. Elle a créé des brigades de chasseurs frontaliers, des policiers aux méthodes musclées.

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France 3

Asotthalom (Hongrie) est sans doute devenue la frontière la plus hermétique de l'UE. Messages menaçants et caméras thermiques, à sa limite avec la Serbie, la Hongrie a ajouté une clôture électrifiée.

Pour soutenir les 10 000 policiers et militaires déjà présents, la police hongroise a créé le corps des chasseurs frontaliers. "Défendre notre frontière, cela fait partie de mes motivations, explique Rita Varhegyi, nouvelle recrue.

Les migrants se font plus rares

"J'ai fait ce choix par vocation, mais aussi parce que je peux avoir un salaire très attractif" : 700 euros bruts dès le début de la formation, le double du salaire minimum en Hongrie. Objectif : recruter 3 000 personnes.

Près de 80% des recrues sont des hommes. La Hongrie est toujours en état d'urgence, officiellement pour immigration massive. Elle a dépensé plus d'un milliard d'euros pour renforcer une clôture de 175 km de long. Ils ne seraient plus que quelques migrants à tenter de passer la frontière.

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Des migrants devant la frontière entre la Serbie et la Hongrie, le 6 avril 2017, près de la ville de Tompa. 
Des migrants devant la frontière entre la Serbie et la Hongrie, le 6 avril 2017, près de la ville de Tompa.  (ATTILA KISBENEDEK / AFP)