"L'immigration peut aussi être une chance" : dix-huit députés de la majorité appellent à élargir le marché du travail aux migrants

Un débat sans vote est organisé à l'Assemblée nationale lundi afin de discuter de la politique migratoire de la France.

L\'Assemblée nationale lors des débats sur l\'immigration, le 7 octobre 2019.
L'Assemblée nationale lors des débats sur l'immigration, le 7 octobre 2019. (ALAIN JOCARD / AFP)

"Pour la solidarité, le partage et l’intégration." Dix-huit députés de l'aile gauche de la majorité (LREM) publient un texte dans lequel ils appellent à soutenir une "immigration maîtrisée", alors que les débats sur la question migratoire, voulue par l'exécutif, ont débuté à l'Assemblée nationale, lundi 7 octobre.

Dans une lettre de trois pages que franceinfo a pu consulter, Mireille Clapot, Sandrine Mörch, Stella Dupont ou encore Martine Wonner appellent à élargir l'accès du marché du travail aux migrants par trois moyens et affirment que "l'immigration peut aussi être une chance".

Une meilleure application de la circulaire Valls

Ces députés proposent tout d'abord de réactualiser la liste des métiers sous tension, "devenue largement obsolète", afin de proposer ces emplois aux migrants. "Les personnes âgées séjournant à l'hôpital, en maison de retraite ou celles qui sont dépendantes à domicile peuvent bénéficier des qualités humaines de personnes pétries du respect des plus âgés", écrivent-ils en exemple.

Ils proposent ensuite d'élargir la possibilité de "séjours courts" aux migrants via "des visas à entrées multiples" et d'encourager "l'accompagnement global" des familles pour faciliter leur intégration dans les secteurs d'emploi à faible attractivité. Ce système permettrait de "réduire les pénuries de main d'œuvre rencontrées dans certains métiers", assurent-ils.

Ces parlementaires, dont la plupart avaient déjà publié une tribune le 17 septembre, au lendemain du discours d'Emmanuel Macron sur l'immigration, préconisent aussi une application "plus homogène" de la circulaire Valls sur tout le territoire français, "afin que l'examen des demandes d’admission au séjour exceptionnel déposées par des ressortissants étrangers 'ni régularisables, ni expulsables' ne pèse pas exclusivement sur les services préfectoraux débordés". La circulaire Valls (PDF) de 2012 précise les critères de régularisation des étrangers en situation irrégulière.