Après les propos d'Emmanuel Macron, une quinzaine de députés LREM prennent position en faveur d'une gestion "humaine" de l'immigration

Au lendemain de propos polémiques d'Emmanuel Macron sur l'immigration, des députés LREM se positionnent et défendent notamment l'Aide médicale d'Etat.

Emmanuel Macron a durci le ton sur la question migratoire, à 15 jours d\'un débat sur l\'immigration au Parlement. 
Emmanuel Macron a durci le ton sur la question migratoire, à 15 jours d'un débat sur l'immigration au Parlement.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Un débat qui agite au sein même de la majorité. Une quinzaine de députés LREM ont appelé, mardi 17 septembre, à une gestion "humaine" de l'immigration. Lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, a durci le ton sur la question migratoire, déclarant notamment qu'"en prétendant être humaniste, on est parfois trop laxiste." 

Ces députés, de l'aile gauche de LREM, ont publié mardi une tribune, appelant à "éviter une hystérisation inversement proportionnelle à la réalité migratoire". Ils souhaitent davantage "parler intégration". Citant des rapports de l'Insee et de l'OCDE, ils soulignent les aspects positifs de l'immigration pour l'économie, "supérieurs à ce que reçoivent les migrants en termes de prestations sociales." 

Ils demandent aussi le maintien de l'Aide médicale d'Etat

Ils ont également adressé une lettre ouverte au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur, dans laquelle ils appellent à ne pas remettre en cause l'AME, évoquée comme un potentiel levier. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a par ailleurs promis de faire remonter des chiffres précis afin d'"objectiver" son coût. Quelque "300 000 personnes étrangères, sans papier ou en situation précaire de séjour", bénéficient de cette aide financière à l'accès aux soins. Les signataires de la lettre rappellent également que le candidat Emmanuel Macron, avant d'être élu, promettait de ne pas remettre en cause l'AME. 

Le député LREM Aurélien Taché organisera lundi un "événement" sur le thème de l'accueil et l'intégration, en présence de Carola Rackete, la capitaine du navire humanitaire SeaWatch.