Immigration : signature du pacte de Marrakech

Plus de 150 pays ont ratifié ce texte, piloté par l'ONU, sur l'immigration. Le texte a suscité beaucoup de polémiques en Europe de la part des nationalistes et des anti-immigrations. 

FRANCE 3

À Marrakech (Maroc) lundi 10 décembre, 150 États étaient présents pour la signature du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Le texte est censé aider les États à gérer les flux migratoires à l'échelle internationale, à lutter contre les facteurs de migration et contre les trafics. Sur le papier, il y a plus d'intentions que d'obligations. "Son objectif est de sceller la volonté des États de coopérer", a précisé Louise Arbour, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour les migrations. Il n'y a ni quotas ni obligations d'accueillir, mais les États s'engagent à favoriser l'emploi et l'intégration des migrants, et à leur garantir l'accès à une protection sociale.

Une Europe fracturée

Le texte a été rejeté par les États-Unis et divise l'Europe. Sept pays de l'Est refusent depuis le début de le signer et ont été rejoints par l'Italie. En Belgique, il a provoqué une crise politique. Le Premier ministre belge était à Marrakech, mais il a dû prendre acte hier, dimanche 9 décembre, de la démission de cinq de ses ministres, tous des membres d'un parti nationaliste flamand, opposé à la signature du pacte. En France, c'est l'extrême droite qui est vent debout contre le texte, sur toile de fond de crise des "gilets jaunes". Le pacte met à nouveau en lumière la fracture européenne des États, mais aussi des peuples sur la question migratoire.

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Le pacte piloté par l\'ONU a été ratifié par environ 150 pays , lundi 10 décembre 2018.
Le pacte piloté par l'ONU a été ratifié par environ 150 pays , lundi 10 décembre 2018. (HAZEM BADER / AFP)