À Grande-Synthe (Nord), dans la matinée du mardi 16 novembre, les migrants regroupent leurs affaires, celles d'une vie, dans un caddie. Les forces de l'ordre viennent d'investir leur campement de fortune. Des dizaines de policiers et gendarmes ont procédé au démantèlement, dans le calme. Installé sur un terrain privé, le campement regroupait plus d'un millier de personnes, dont plusieurs dizaines de familles avec de jeunes enfants. "Elles] n'ont aucune information sur ce qui se passe, elles n'ont pas du tout été prévenues", explique Anna Richel, membre de l'association Utopia56.Les personnes sont réparties dans toute la FranceLa préfecture a présenté l'opération comme une mise à l'abri. 663 migrants ont accepté de monter à bord de bus. "Une partie [ira] dans la région des Hauts-de-France, dans la région du Nord, une autre partie, l'essentielle, dans d'autres régions du territoire national", a commenté Georges-François Leclerc, le préfet de la région. "J'ai le cœur brisé parce que ce camp, ces tentes, c'était ma maison avec ma famille", confie une femme. Dans la soirée, une cinquantaine de migrants se sont réinstallés à l'endroit exact du camp. Ils disent vouloir y passer au moins une nuit.