EN IMAGES. La "caravane" des migrants honduriens poursuit sa route et défie Donald Trump

Les autorités mexicaines étaient parvenues à bloquer cette marche, mais de nombreux migrants sont entrés illégalement en fin de semaine dans le pays par le fleuve Suchiate, qui sépare le Mexique du Guatemala.

"Nous allons de l'avant". Juan Carlos Flores, migrant hondurien de 47 ans, a résumé dimanche 21 octobre, auprès de l'AFP, l'état d'esprit des milliers de ses compatriotes, partis une semaine plus tôt de San Pedro Sula pour marcher vers vers les Etats-Unis.  

Ces milliers de réfugiés fuient la précarité et la violence endémique de leur pays. Avec un taux annuel de 43 homicides pour 100 000 habitants, le Honduras est en effet l'un des pays du monde où les crimes sont les plus nombreux. Sept Honduriens sur dix vivent par ailleurs dans la pauvreté, selon les chiffres de la Banque mondiale.

"Tout est fait pour arrêter l'assaut"

Cette "caravane" a provoqué l'ire de Donald Trump. Dimanche, il a assuré sur Twitter que "tout [était] fait pour arrêter l'assaut de migrants illégaux" sur la frontière sud de son pays. "Les gens doivent d'abord faire une demande d'asile au Mexique, et, s'ils ne le font pas, les Etats-Unis les rejetteront".

Ces avertissements n'ont pas refroidi la détermination des migrants honduriens. Lundi, leur "caravane" doit reprendre la route en direction de la ville de Huixtla, dans l'Etat mexicain du Chiapas, avant de tenter de rejoindre Tijuana ou Mexicali, dans le nord du Mexique. Franceinfo vous propose de revenir en images sur cette traversée qui fait trembler le président américain.

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La "caravane" des migrants honduriens a commencé sa marche par une traversée du Guatemala. Trois jours après le début de leur exode, le 16 octobre 2018, des centaines d'entre eux ont trouvé refuge dans un gymnase de Chiquimula, dans l'est du pays. ORLANDO ESTRADA / AFP
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Un réfugié hondurien se repose devant la "Maison des migrants" de Guatemala City (Guatemala) avant de reprendre la route vers le Mexique, le 17 octobre 2018. JOHAN ORDONEZ / AFP
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A près de 2 000 kilomètres du point de départ de la marche, des activistes situés de part et d'autre de la frontière américano-mexicaine, au niveau de Ciudad Juarez, ont organisé un lâcher de ballons, le 13 octobre 2018, dans le cadre d'un événement baptisé "Abrazos No Muros" ("des câlins, pas des murs). HERIKA MARTINEZ / AFP
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Une partie de la "caravane" des migrants honduriens quitte la ville de Guatemala City pour se diriger vers le Mexique, le 18 octobre 2018. JOHAN ORDONEZ / AFP
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La "caravane" n'est pas homogène. Certains migrants honduriens ont choisi de traverser une rivière, comme à Goascoran le 18 octobre 2018, pour atteindre le Salvador avant de rejoindre le Guatemala. MARVIN RECINOS / AFP
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Au sein de cette "caravane" se trouvent de nombreux enfants. Certains, comme à Guatemala City (Guatemala) le 18 octobre 2018, ont pu prendre place à bord de véhicules se dirigeant vers le Mexique. JOHAN ORDONEZ / AFP
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Arrivés à la frontière entre le Guatemala et le Mexique, le 19 octobre 2018, les migrants honduriens ont été bloqués par les autorités mexicaines au niveau du pont reliant Ciudad Tecun Uman (Guatemala) à Ciudad Hidalgo (Mexique). PEDRO PARDO / AFP
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Les réfugiés sont parfois accompagnés de bébés âgés de seulement quelques semaines. On le voit sur ce cliché, pris le 19 octobre 2018 à la frontière reliant Ciudad Tecun Uman (Guatemala) à Ciudad Hidalgo (Mexique). PEDRO PARDO / AFP
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Des policiers empêchent des réfugiés honduriens de pénétrer sur le territoire mexicain, le 19 octobre 2018 à Ciudad Hidalgo (Mexique). PEDRO PARDO / AFP
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Une peluche ensanglantée à Ciudad Tecun Uman (Guatemala), ville sitée à moins d'un kilomètre de la frontière mexicaine, le 19 octobre 2018. ESTEBAN BIBA / EFE / SIPA
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Les réfugiés honduriens se précipitent sur le pont reliant le Guatemala au Mexique, après avoir réussi à faire céder la barrière qui les retenait, le 19 octobre 2018. PEDRO PARDO / AFP
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Durant deux jours, des membres de la "caravane" ont été bloqués sur le pont reliant Ciudad Tecun Uman (Guatemala) à Ciudad Hidalgo (Mexique). Ce cliché a été pris le 19 octobre 2018. PEDRO PARDO / AFP
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Bloqués sur le pont reliant le Guatemala au Mexique, certains migrants n'ont pas hésité à sauter dans la rivière Suchiate pour franchir la frontière, le 20 octobre 2018. EDWIN BERCIAN / EFE / SIPA
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Certains migrants utilisent des radeaux de fortune pour traverser la rivière Suchiate, le 19 octobre 2018. PEDRO PARDO / AFP
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Pour soutenir la démarche des migrants partis rejoindre la "caravane", des manifestants ont enflammé des pneus devant l'ambassade américaine à Tegucigalpa (Honduras), le 19 octobre 2018. AFP
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Une partie des membres de la "caravane" des réfugiés honduriens manifeste dans les rues de Ciudad Hidalgo (Mexique), le 20 octobre 2018, pour demander aux autorités de laisser d'autres migrants, bloqués au Guatemala, les rejoindre. PEDRO PARDO / AFP
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Après être entrés sur le territoire mexicain, les réfugiés honduriens se dirigent vers la ville de Tapachula, le 21 octobre 2018. PEDRO PARDO / AFP
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Des membres de la "caravane" prennent la route qui relie Ciudad Hidalgo à Tapachula (Mexique), afin de rejoindre ensuite la frontière américaine, le 21 octobre 2018. PEDRO PARDO / AFP