Cet article date de plus de neuf ans.

Ukraine : Kiev annonce avoir "libéré" une ville de l'Est aux mains des séparatistes

Il s'agit de la ville de Sviatohirsk, à une vingtaine de kilomètres de Sloviansk. Les habitants démentent.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Des soldats de l'armée ukrainienne, le 19 avril 2014, en route pour Donetsk (Ukraine). (CITIZENSIDE / GUILLAUME BRIQUET / AFP)

Humiliée ces derniers jours, l'armée ukrainienne semble reprendre pied dans l'est de l'Ukraine. Le ministère de l'Intérieur ukrainien a annoncé, mercredi 23 avril, avoir "libéré" la ville de Sviatohirsk dans le cadre de l'"opération antiterroriste" relancée la veille. Cette ville de 5 000 habitants se trouve à une vingtaine de kilomètres du bastion pro-russe de Sloviansk.

L'action s'est faite "sans victime", a précisé le ministère. Selon les autorités de Kiev, cette ville est un point "stratégique" à la frontière de trois régions russophones : Donetsk, Louhansk et Kharkiv. Un groupe armé y avait été repéré la veille.

"C'est très calme"

Sur place, les habitants sont un peu surpris par l'annonce de Kiev. Ils ont expliqué à un journaliste de l'AFP que leur ville n'avait jamais été aux mains des séparatistes pro-russes. "C'est très calme et cela a toujours été très calme", indique Miron, qui n'a remarqué aucune opération des forces de l'ordre.

Kiev a peut-être tenté d'afficher un succès militaire pour détourner l'attention d'une situation très compliquée pour le nouveau pouvoir. Le ministre des Affaires étrangères russe a agité la menace d'une intervention. "Si nos intérêts légitimes, les intérêts des Russes étaient attaqués directement, je ne vois pas d'autre manière que de répondre", a déclaré Sergueï Lavrov.

La pression n'est pas simplement militaire et diplomatique, elle est aussi économique. Le vice-président de Gazprom, Alexandre Medvedev, a estimé mercredi que les impayés de l'Ukraine, qui achète du gaz russe fourni par Gazprom, étaient "intolérables".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.