Ségolène Royal met en doute les crimes de guerre en Ukraine, évoquant une "propagande" de Volodymyr Zelensky

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a notamment questionné la réalité de "la maternité bombardée" dans le sud-est de l'Ukraine en mars. 

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France Télévisions
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L'ancienne ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, au Sénat, le 9 juillet 2020. (DANIEL PIER / NURPHOTO / AFP)

Dénonçant "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien, Ségolène Royal a mis en doute, jeudi 1er septembre, les crimes de guerre en Ukraine. Sur le plateau de BFMTV, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a notamment questionné la réalité de "la maternité bombardée" à Marioupol en mars.

"Vous pensez bien que s'il y avait la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables on les aurait eues (les images)...", a-t-elle déclaré. Ségolène Royal a aussi mis en doute le massacre de Boutcha ou "le récit de viol d'enfant pendant sept heures sous les yeux des parents""C'est monstrueux d'aller diffuser des choses comme ça uniquement pour interrompre le processus de paix", a-t-elle affirmé. Selon elle, Volodymyr Zelensky "a utilisé ça" pour interrompre le processus de paix.

"Les crimes de guerre sont documentés", réagit Olivier Faure

Ces déclarations ont suscité de vives réactions. "La paix en Ukraine n'est pas rendue impossible par les victimes de l'invasion, mais par la volonté de conquête de Poutine !", a réagi sur Twitter le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. "Les crimes de guerre sont documentés, le nier est une insulte aux assassinés, aux violées, aux torturés ! Dire le contraire est de la propagande !", a-t-il poursuivi.

"Jusqu'à preuve du contraire les Ukrainiens sont les résistants dans une guerre qu'ils n'ont pas choisie", a-t-il ajouté. Raphaël Glucksmann, député européen du mouvement Place Publique, a de son côté fustigé un "naufrage. Total".

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