Inflation : le prix des engrais azotés oblige les céréaliers à chercher des alternatives

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Inflation : le prix des engrais azotés oblige les céréaliers à chercher des alternatives
France 3
Article rédigé par
F. Vallet, D. Da Meda, O. Darmostoupe, L. Houel - France 3
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Une des conséquences de la guerre en Ukraine, est l'augmentatin du prix des engrais azotés, fabriqués à partir de gaz dont les cours s'envolent. Les céréaliers sont en difficulté et tentent de trouver des solutions alternatives.

Sur ces 115 hectares situés à Saclay dans les Yvelines, Emmanuel Laureau cultive essentiellement des céréales. "J’ai du blé, je fais du colza aussi (...), des betteraves sucrières et puis du maïs", détaille-t-il. Mais, sans engrais, il ne pourrait pas effectuer sa production. Ces engrais sont azotés, mais aujourd’hui le prix du gaz a triplé. Remplir sa cuve d’azote lui coûterait 78 000 euros au lieu de 30 000 euros. Pour l’instant, il lui en reste la moitié, mais le céréalier a peur d’en manquer.

Chercher des alternatives

Il cherche à réduire sa consommation d'engrais chimique. "On récupère des végétaux de la région parisienne qu’on transforme en compost donc ça permet d’apporter un peu d’azote organique", explique-t-il. 30 % des importations d’engrais de l’Union européenne viennent de Russie. Un autre céréalier, Jérôme Fourrier, a décidé, lui, de se passer des engrais et réalise dorénavant la rotation des cultures.

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