Guerre en Ukraine : six mois après les premières bombes, vers un conflit sans fin ?

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Guerre en Ukraine : six mois après les premières bombes, vers un conflit sans fin ?
Article rédigé par
D. Schlienger, C. Rigeade, A. Tribouart, M. Le Rue - France 2
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Le 24 février retentissaient les premières explosions en Ukraine. Le début d'une guerre dont l'issue reste toujours incertaine, six mois plus tard.

Les dernières images diffusées par la Russie ne veulent laisser aucun doute : aucun répit sur la ligne de front, six mois après le début de la guerre. Pourtant, lundi 22 août, les positions semblent presque figées. Les Russes ont conquis 82 000 km² depuis le mois de mars, soit environ deux fois la Suisse, mais n'ont gagné que quelques centaines de km² depuis le début de l'été. "Le moral est plus élevé qu'au premier jour de la guerre, quand on perdait sans cesse du terrain contre les Russes. Mais il est moins haut que quand tout le monde s'attendait à ce que les forces russes s'effondrent", confie un soldat ukrainien, depuis les tranchées. 

Les Russes ne parviennent pas à s'emparer de l'intégralité du Donbass, à l'Est. Ils tentent d'avancer sur Bakhmout (Ukraine), mais ont subi de lourdes pertes : 80 000 soldats morts ou blessés selon les services américains, et 5 240 véhicules détruits ou immobilisés. 

Un front "gelé" ? 

Ils n'auraient plus la capacité de survoler l'espace aérien ukrainien. Dans les territoires conquis, ils optent pour une stratégie de "russification", avec distribution de passeports et cérémonies patriotiques. L'Ukraine, elle, mise sur des frappes tactiques. Les forces du pays ont réussi à reprendre quelques kilomètres près d'Izioum (Ukraine) et en banlieue de Kherson (Ukraine). Elles multiplient également les bombardements, et semble préparer une contre-offensive. Elles ciblent des ponts, des dépôts de munition, et même l'État-major de la flotte russe en Crimée.

Malgré de lourdes pertes, l'armée ukrainienne parait plus forte qu'il y a trois mois, en raison notamment du soutien international et des armes de pointe livrées par l'Occident. Xavier Tytelman, expert en aéronautique, évoque toutefois la possibilité "que [l']on reste sur un front qui serait gelé". 

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