Guerre en Ukraine : au moins 18 personnes tuées à Kharkiv, où les forces d'invasion russes mènent l'assaut

Mardi matin, le bombardement de la place centrale a fait au moins 10 morts et 20 blessés, selon les secouristes ukrainiens. L'après-midi, au moins 8 personnes ont été tuées et 6 blessées par une frappe aérienne sur une zone résidentielle.

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Le bureau du gouverneur de Kharkiv (Ukraine), endommagé après l'attaque d'un missile de l'armée russe, le 1er mars 2022. (STATE EMERGENCY SERVICE OF UKRAI / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les opérations militaires de la Russie continuent de tuer dans l'est de l'Ukraine. Le centre de Kharkiv, deuxième ville du pays, a été bombardé par l'armée russe mardi 1er mars au matin, a annoncé sur Telegram le gouverneur de la région, Oleg Sinegoubov. "L'occupant russe continue d'user d'armes lourdes contre la population civile", a-t-il écrit en publiant des images d'une énorme explosion sur la place centrale de la ville, la place de la Liberté, où se trouve le siège de l'administration locale.

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Les secouristes ukrainiens ont fait état à la mi-journée d'au moins dix morts dans le bombardement du centre-ville. "Au moins dix personnes ont été tuées, plus de vingt blessées. Les secouristes et les volontaires ont sauvé des décombres dix personnes, selon un décompte préliminaire", a fait savoir le service ukrainien des situations d'urgence, diffusant des images des secours sortant des victimes des gravats d'un bâtiment.

De plus, au moins huit personnes ont été tuées et six blessées par une frappe aérienne sur une zone résidentielle de la ville. "Huit personnes sont mortes, six ont été blessées et 38 personnes ont été secourues" après "une frappe aérienne" sur un immeuble résidentiel, a déclaré sur Facebook le service ukrainien des situations d'urgence, publiant des photos de secouristes intervenant dans un bâtiment très endommagé. Au moins 11 personnes avaient déjà été tuées lundi dans cette ville.

"Voilà le prix de la liberté aujourd'hui"

Lors de sa prise de parole face au Parlement européen mardi midi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué ce bombardement et dénoncé "un crime de guerre" perpétré par l'armée russe : "A Kharkiv, il y a la place de la Liberté, la plus grande d'Europe [l'une des plus grandes en réalité]. Ce matin, deux missiles se sont abattus sur cette place, des dizaines de personnes ont été tuées. Voilà le prix de la liberté aujourd'hui."

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des bombardements "absolument écoeurants", les comparant aux frappes meurtrières qui avaient visé Sarajevo dans les années 1990. "Cela me rappelle le bombardement du marché de Sarajevo, avec des pertes d'innocents en Bosnie, cela donne cette impression d'une atrocité commise délibérément contre des civils", a-t-il déclaré. 

La Russie dément toujours de son côté frapper des cibles non militaires. Environ 1,4 million d'habitants vivent d'ordinaire à Kharkiv, une ville largement russophone à la frontière avec la Russie. Elle est ciblée par les forces russes depuis le début de l'assaut lancé le 24 février sur ordre de Vladimir Poutine. Les autorités locales avaient dit lundi avoir repoussé une "percée" des troupes terrestres russes.

Marioupol privée d'électricité

Des combats ont également eu lieu lundi à Okhtyrka, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Kharkiv. Ces affrontements auraient tué "environ 70 combattants ukrainiens" et de nombreux Russes, selon les autorités locales. Interrogée par l'AFP, l'armée ukrainienne n'a pas confirmé ce bilan.

A 400 kilomètres de là, la ville de Marioupol, sur la mer d'Azov, se trouve sans électricité après une offensive russe. Le chef des séparatistes prorusses de la région de Donetsk, Denis Pouchiline, a expliqué que l'objectif était d'encercler dans la journée cette ville stratégique. "Marioupol et Volnovakha sont à nous ! Les deux villes subissent la pression de l'ennemi mais elles tiennent", a toutefois déclaré Pavlo Kirilenko, gouverneur de la région de Donetsk, sur sa page Facebook.

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