Guerre en Ukraine : la ville de Kharkiv libérée des Russes

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Guerre en Ukraine : la ville de Kharkiv libérée des Russes
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France Télévisions

Bombardée et occupée depuis deux mois, Kharkiv est désormais libérée du contrôle de l'armée russe grâce à l'opposition ukrainienne. Marioupol, elle, est toujours occupée.

Cinquième jour sans bombardement à Kharkiv. La grande ville du Nord n'est plus à la portée de l'artillerie russe. Partout dans la ville, les traces des combats récents et les carcasses de véhicules militaires russes pulvérisés. Une déroute pour les forces russes, qui pendant deux mois ont occupé cette région. Ce sont des soldats ukrainiens qui tiennent désormais les positions : "Nos hommes ont chassé les Russes grâce à l’artillerie. Maintenant, on les a repoussés jusqu'à la frontière". Sur les images, on voit une colonne de blindés russes réduite à néant pas des lanceurs antichars ukrainiens. Ces véhicules sont des tanks D.T. 90M, les tanks les plus performants de l'armée russe. La contre-offensive ukrainienne avait débuté discrètement fin avril, et s'est intensifiée au début du mois de mai. Très rapidement les forces russes ont été submergées. En moins de 10 jours, les Ukrainiens ont repris toute cette zone. Les Russes ont alors été repoussés à 40 km à l’Est de Kharkiv. 

La crainte d'une récidive

Après deux mois de bombardements, les habitants sortent enfin de leur sous-sol et constatent les dégâts : "Je viens voir l’appartement de mon fils. On m'a dit qu'il y avait des pillages en ce moment." Dans le même temps, à seulement 400 km de Kharkiv, au sud-est du pays, la ville de Marioupol est, elle, presqu'entièrement sous contrôle de l'armée russe. Les combats s'y étendent jusqu'à la ville de Zaporijjia. Dans cette ville industrielle où de nombreux civils ont trouvé refuge, des colonnes de fumée se dégagent dans le ciel. La ligne de front n’est qu’à une centaine de mètres et les échanges de tirs s’intensifient depuis plusieurs jours au milieu des civils. Les civils présents à Zaporijjia craignent le pire pour les jours à venir, car une intensification des combats signifierait pour eux encore davantage de pertes humaines et des pertes matérielles.

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