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Guerre en Ukraine : la Pologne, la Suède et la République tchèque refusent de jouer leurs matchs de barrage pour le Mondial contre la Russie

Les trois séléctions devaient affronter la Russie le mois prochain en barrage pour le Mondial 2022.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le capitaine polonais, Robert Lewandowski, le 8 septembre 2022, lors de Pologne-Angleterre, à Varsovie. (FOTO OLIMPIK / NURPHOTO / AFP)

La situation géopolitique explosive en Ukraine continue d'impacter le football mondial. Alors que de nombreuses fédérations ont condamné l'invasion de la Russie, ce sont désormais les pays eux-mêmes qui prennent position. La Pologne "n'envisage pas de jouer le match de barrage" au Mondial contre la Russie, prévu le 24 mars à Moscou, en raison de l'invasion de l'Ukraine ordonnée par Vladimir Poutine, a annoncé samedi le président de la fédération polonaise sur Twitter.

"Trêve de paroles, il est temps d'agir", a écrit Cezary Kulesza, ajoutant que "c'est la seule décision correcte", et qu'il travaille avec les fédérations suédoise et tchèque pour présenter une position commune à la FIFA.

La Suède s'est, plus tard dans la journée, alignée sur la position polonaise en annonçant qu'elle refuserait s'affronter la Russie pour la finale de barrages le 29 mars si les deux sélections gagnaient leur premier match, et ce, "quel que soit l'endroit où le match se jouera".

La République tchèque a, elle aussi, réagi dimanche 27 février, annonçant que "le comité exécutif de la fédération tchèque, les membres du personnel et les joueurs de l'équipe nationale ont convenu qu'il n'était pas possible de jouer contre l'équipe nationale russe dans la situation actuelle, pas même sur un terrain neutre."

Lewandowski prend position

Le capitaine de l'équipe polonaise, Robert Lewandowski, a appelé vendredi soir dans un message sur Twitter à la "solidarité avec les victimes" de l'attaque russe. "Tout ce qui est beau dans le sport est à l'opposé de ce qu'apporte la guerre. Pour tous les gens qui chérissent la liberté et la paix, c'est le temps de la solidarité avec les victimes de l'agression militaire en Ukraine", a écrit Lewandowski, avant d'annoncer qu'il allait discuter avec ses coéquipiers pour arriver à une position commune sur la question et la présenter à la fédération polonaise.

Les fédérations des trois pays susceptibles de se rendre en Russie fin mars lors des barrages de la Coupe du monde, la Pologne, la Suède et la République tchèque, avaient conjointement demandé, dans un communiqué publié jeudi, à délocaliser ces rencontres. Jusqu'à présent, la Fifa n'a pas encore pris la moindre mesure à l'encontre de la Russie, se contentant, jeudi, de se dire "préoccupée" face à une situation "tragique et inquiétante", selon son président Gianni Infantino.

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