À Lorient, des skippers donnent les médicaments de leurs trousses de secours pour l’Ukraine

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France Télévisions

La bonne idée d’un skipper professionnel pour venir en aide à la population ukrainienne. Laurent Bourguès mobilise le petit monde de la course au large pour récupérer les médicaments des trousses de secours obligatoires à bord des voiliers de compétition qui doivent être renouvelés régulièrement. #IlsOntLaSolution 

Laurent Bourguès est skipper professionnel engagé cette année en Classe Figaro Bénéteau. Il a eu la bonne idée de solliciter tous ses collègues spécialistes de la course au large afin qu’ils offrent les médicaments contenus dans les trousses de secours obligatoires à bord des voiliers. Des médicaments généralement jetés car les règlements exigent qu’ils soient régulièrement renouvelés même s’ils ne sont pas périmés.

"On a des produits antidouleur, des produits pour les yeux, les brûlures, les plaies. Au lieu de jeter ces médicaments, ou de les rendre aux pharmacies qui après les jettent, autant les donner à l’association Unis pour l’Ukraine 56", explique Laurent Bourguès.

"Deux à trois caisses par semaine"

L’initiative du navigateur solidaire a vite trouvé un écho dans le petit monde de la course au large. Depuis le début de l’initiative, les boites à dons qu’il a mis en place ne désemplissent pas. Chaque semaine, il récupère ainsi deux à trois caisses de médicaments, qu’il dépose à Plouay chez son opticien, dont l’épouse Yulia, ukrainienne - aidée par d'autres femmes ukrainiennes - a créé dès le début du conflit l’association "Unis pour l’Ukraine 56" pour venir en aide à ses compatriotes.

Je voudrais faire un appel aux industriels de l’agroalimentaire. On a besoin de vous, faites quelque chose pour nous s’il vous plaît. Et on a besoin de transports, je demande aussi aux compagnies de transport de nous aider. On a besoin de vos camions.

Yulia Le Gentil

Présidente de l'association "Unis pour l'Ukraine 56"

Jusque sur le front

Car Yulia se démène pour récupérer médicaments, vivres, produits de première nécessité et le ver des fonds, en organisant tout un tas d’évènements, des concerts, des collectes solidaires, et organiser ses convois humanitaires vers son pays d’origine. Depuis le début de la guerre, sept semi-remorques ont déjà quitté le Morbihan pour l’Ukraine. Un tous les dix jours environ.

Le prochain partira dans quelques jours, direction Kharkiv dans le Nord-Est du pays, deuxième ville du pays, et l’une des premières bombardées, où l’étau russe semble se desserrer ces derniers jours selon le gouvernement ukrainien et où les besoins humanitaires sont évidemment immenses.

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