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Les Suisses votent leur parlement. Le parti populiste de droite UDC, pourtant favori, ne ferait pas le score attendu.

La première formation politique du pays, L'Union démocratique du centre, semble stopé dans sa progression.
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France Télévisions
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Christoph Blocher, vice-président de l'UDC. (FABRICE COFFRINI / AFP)

La première formation politique du pays, L'Union démocratique du centre, semble stopé dans sa progression.

Le parti était pourtant crédité pendant la campagne de près de 30%des intentions de vote. Il a notamment essuyé un cuisant revers aux élections sénatoriales.

L'entrée en force de l'UDC au Conseil des Etats (sénat) est un des enjeux de ces élections suisses pour le renouvellement du Parlement. Aux élections de 2007, l'UDC n'a obtenu que sept sièges au Conseil des Etats (46 sièges), où le scrutin est majoritaire. Mais le tribun millionnaire, Christoph Blocher, vice-président du parti, n'est arrivé qu'en troisième position et semble n'avoir aucune chance d'atteindre la majorité absolue, selon les premières projections annoncées à la télévision suisse.

Le président de l'UDC Toni Brunner paraît également menacé, n'ayant pas obtenu la majorité pour un poste au Conseil des Etats (sénat). "Selon toute vraisemblance, l'UDC n'atteindra pas les 30%. La progression de ces dernières années est stoppée", a d'ores et déjà estimé le politologue de l'université de Fribourg, Gilbert Casasus.

La surprise des petits partis

En revanche les petits partis comme les Verts libéraux et le Parti bourgeois démocratique (PBD), ce dernier étant issu d'une scission antérieure de l'UDC, semblent progresser. Les bureaux de vote ont fermé leurs portes dimanche à 12h00, mais les premières projections nationales ne devraient pas être connues avant 19h00.

Comme lors du scrutin de 2007, la principale inconnue est le score de l'Union démocratique du centre (UDC), un parti de droite populiste qui est devenu la première formation du pays à l'issue de la consultation de 2003. La question est désormais de savoir si le parti parviendra à atteindre le seuil de 30%, face à un électorat sensible à ses thèses sur la sécurité, l'immigration, et l'anti-européanisme.

L'immigration, principale préoccupation des Suisses, a fait l'objet d'une campagne agressive ces derniers mois, avec des affiches montrant les jambes d'une foule en noir en train de marcher d'un pas décidé sur un sol rouge, marqué de la croix blanche suisse avec la phrase suivante: "stopper l'immigration massive".

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