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My Ferry Link, ex-SeaFrance, peut continuer à relier Calais à Douvres

L'interdiction faite à My Ferry Link de desservir Douvres a été cassée en appel. Les autorités britanniques ont levé l'interdiction de l'exploitation des bateaux de la compagnie maritime française, ex-SeaFrance.

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France Télévisions
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Le "Berlioz", l'un des trois navires de la compagnie maritime My Ferry Link, ex-SeaFrance, quitte le port de Calais, le 20 août 2012. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Les ex-SeaFrance ont convaincu la justice d'outre-Manche. My Ferry Link, la société coopérative de production (Scop) née des cendres de la compagnie transmanche qui a coulé en 2012, a remporté mercredi 4 décembre, une victoire de taille : le tribunal d'Appel britannique autorise ses ferries à continuer de relier Calais (Pas-de-Calais), en France, à Douvres, en Angleterre. 

En juin, l’autorité de la concurrence britannique, la Competition commission (CC), avait conclu à l'interdiction pour My Ferry Link d'effectuer cette liaison. "C’est une victoire et un soulagement" ont commenté Jean-Michel Giguet et Raphaël Doutrebente, directeur général et directeur général adjoint de la Scop. "La CC devra donc reconsidérer plusieurs aspects de ses conclusions de juin 2013 et notamment reconsidérer sa compétence juridique," poursuit le communiqué. 

Une concurrence rude 

Sur la route Calais-Douvres, la concurrence est forte, écrivait francetv info en août 2012. Depuis la liquidation judiciaire de SeaFrance, la compagnie britannique P&O Ferries avait augmenté sa flotte et Louis Dreyfus Armateurs, associé à DFDS Seaways, avait mis en service deux navires sur le détroit, récupérant ainsi la clientèle de SeaFrance.

Pourtant, dix mois après son lancement, la compagnie My Ferry Link avait assuré, fin juin, avoir conquis près de 10% de parts de marché. Une reconstruction par étapes pour cette entreprise qui emploie 533 personnes, dont 80% sont des navigants issus de SeaFrance.

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