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Les banques espagnoles auraient besoin de 76 milliards pour couvrir leurs pertes

L'Institut de la Finance internationale, qui rassemble de nombreux acteurs du secteur, estime que les pertes des établissements espagnols pourraient s'élever à 260 milliards d'euros.

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Le siège de Bankia, nationalisée par le gouvernement espagnol, le 18 mai 2012 à Madrid (Espagne). (PAUL HANNA / REUTERS)

Le secteur bancaire espagnol n'est pas au bout de ses peines. Point faible de l'économie du pays, les banques pourraient avoir besoin de 76 milliards d'euros supplémentaires pour couvrir les pertes potentielles liées à leurs créances douteuses, immobilières en particulier.

L'Institut de la Finance internationale (IIF), qui rassemble plus de 400 banques et autres institutions financières, estime que ce dernières pourraient se situer entre 218 milliards et 260 milliards d'euros, si l'on applique à l'Espagne les projections de pertes attendues en Irlande.

"Un certain nombre de facteurs laissent penser que ces pertes pourraient être plus près du haut de cette fourchette. Les perspectives macroéconomiques de l'Espagne sont plus mauvaises que celles auxquelles était confrontée l'Irlande, notamment en ce qui concerne la croissance et le chômage", écrit l'IIF dans son dernier rapport sur la croissance mondiale.

Un apport financier de l'Etat pourrait être nécessaire, selon l'IIF

Ce rapport est publié alors que le gouvernement espagnol a annoncé un nouveau volet de sa réforme bancaire, obligeant les banques à augmenter les montants mis de côté pour couvrir leurs pertes. A la suite de cette loi, celles-ci ont levé ou sont en train de lever 184 milliards d'euros de capitaux : ce qui laisse donc un déficit de 76 milliards d'euros si l'on retient le montant de 260 milliards d'euros avancé par l'IIF. 

L'essentiel des pertes devrait provenir des portefeuilles d'immobilier commercial et serait concentré sur les caisses d'épargne régionales."Il se pourrait bien que les résultats avant provisions, ajoutés aux provisions elles-mêmes, de chacune des institutions soient insuffisants pour couvrir les pertes, nécessitant un soutien du gouvernement", précise le rapport.

Point rassurant, les dépenses de recapitalisation éventuellement prises en charge par l'Etat devraient être limitées, car les trois plus grandes banques devraient avoir assez de ressources pour faire face à leurs besoins. 

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