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Le Premier ministre grec s'est efforcé mercredi d'éviter une fronde dans son parti

Son parti, le Parti socialiste grec (Pasok), a du mal à accepter le coût social et économique du plan mis en place par le premier ministre Papandreou et l'Union européenne pour le financement de la dette grecque.Le mécontentement dans les rangs du Pasok pourrait dégénérer en une véritable rébellion au parlement.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Le Premier ministre grec Georges Papandreou au parlement grec (AFP / Eurokinissi)

Son parti, le Parti socialiste grec (Pasok), a du mal à accepter le coût social et économique du plan mis en place par le premier ministre Papandreou et l'Union européenne pour le financement de la dette grecque.

Le mécontentement dans les rangs du Pasok pourrait dégénérer en une véritable rébellion au parlement.

Ce débat au sein de la majorité au pouvoir a lieu alors que des dizaines de milliers de personnes manifestent jour après jour dans le centre d'Athènes.

Selon un journal grec, le gouvernement envisage de renoncer à un élément du plan, la baisse de certaines allocations, pour calmer les députés. Mais ce manque à gagner pour les caisses de l'Etat devra être compensé d'une façon ou d'une autre. Jusqu'à présent, les députés du Pasok avaient mis une sourdine à leur grogne, mais les Grecs se réunissent soir après soir sur la place Syntagma, tout près du parlement, pour donner libre cours à leur colère.

Résultat de ce débat au sein du Pasok, le calendrier d'adoption du projet de loi sur le nouveau plan d'austérité a été retardé de 24 heures. La réunion du conseil politique du Pasok aurait dû initialement se tenir mardi, ce qui aurait permis au gouvernement de boucler son projet jeudi. Or les ministres ne devraient pas s'entendre sur le contenu exact du plan avant vendredi maintenant.

Le gouvernement espère faire adopter son plan d'austérité par le parlement avant la fin du mois.

Mauvaises statistiques
Les mauvaises statistiques publiées mercredi sur l'état de l'économie grecque augurent d'un durcissement du mécontentement. Le taux de chômage a augmenté en mars pour atteindre 16,2% de la population active, contre 15,9% en février.

C'est le plus haut niveau jamais atteint depuis que la Grèce a commencé à publier ses chiffres du chômage de façon mensuelle, en 2004. En mars 2010, soit deux mois avant l'annonce du premier plan de sauvetage, le taux de chômage se situait à 11,6%.

Ces chiffres sont la conséquences du repli de l'économie grecque qui s'est contractée de 5,5% sur un an au premier trimestre. D'un trimestre sur l'autre, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a progressé de 0,2% sur la période janvier-mars.

Athènes a également publié les chiffres de sa production industrielle, qui a chuté de 11% au mois d'avril après une baisse de 8% en mars. Ces chiffres alimentent la critique de ceux qui considèrent que la potion imposée à la Grèce pourrait tuer le malade au lieu de le soigner.

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