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Le Premier ministre grec a exclu vendredi de recourir à des prêts du FMI et rejeté tout risque de faillite imminent

Georges Papandréou s'exprimait à l'issue d'un sommet des dirigeants européens de l'UE à Bruxelles, où l'augmentation de la dette et du déficit budgétaire grecs suscitent des inquiétudes.Il a demandé jeudi une réunion de tous les chefs de partis, pour montrer la volonté de la Grèce de "nettoyer" son économie de la corruption et de la fraude fiscale.
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Vue d'Athenes (F2)

Georges Papandréou s'exprimait à l'issue d'un sommet des dirigeants européens de l'UE à Bruxelles, où l'augmentation de la dette et du déficit budgétaire grecs suscitent des inquiétudes.

Il a demandé jeudi une réunion de tous les chefs de partis, pour montrer la volonté de la Grèce de "nettoyer" son économie de la corruption et de la fraude fiscale.

"Nous ne sommes pas sur le point de faire défaut sur le paiement de notre dette", gonflée par la récession économique, a dit le Premier ministre grec à Bruxelles, rejetant le spectre d'une crise de la dette comme celles de l'Argentine ou du Mexique dans le passé.

Athènes s'est engagé à prendre toutes les mesures pour restaurer sa crédibilité financière et regagner la confiance des marchés. Le déficit public est estimé à 12,7% du PIB et la dette publique pourrait dépasser 120% du PIB en 2010.

La dette de la Grèce se monte à "300 milliards d'euros, la plus importante de l'histoire de la Grèce moderne", a déclaré jeudi à Athènes devant le parlement le vice-ministre des Finances Philippos Sahinidis.

La Grèce a été sanctionnée cette semaine par les agences de notation pour l'ampleur de son déficit budgétaire, le plus élevé depuis 16 ans. La dégradation de ses notes a fait plonger l'euro et ébranlé les bourses européennes.

La réunion des chefs des partis de droite, communiste, de la gauche radicale et de l'extrême droite, réclamée par le Premier ministre grec, se tiendra la semaine prochaine sous l'égide du chef de l'Etat, Carolos Papoulias, a indiqué Georges Papandréou en sortant du palais présidentiel jeudi.

"Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour maîtriser l'énorme déficit, restaurer la stabilité des finances publiques et promouvoir le développement. C'est la seule voie pour nous assurer que la Grèce ne perdra pas ses droits à la souveraineté", a dit mercredi le Premier ministre.

Lundi et mardi, les agences de notation Standard and Poor's et Fitch ont successivement mis sous surveillance la note de crédit à long terme et abaissé la note de dette à long terme.

Fitch a en outre annoncé mercredi avoir placé sous surveillance négative l'ensemble des crédits structurés émis par les établissements grecs, dont le montant total avoisine les 10 milliards d'euros, accentuant encore la pression sur Athènes.

Soumise à de fortes pressions depuis la crise de Dubaï, la Grèce, membre de la zone euro, est sous le feu des critiques depuis deux semaines. Il y a quelques mois, rappelle Le Monde, l'Union européenne a repoussé l'aide financière que le Fonds monétaire international (FMI) lui avait proposée pour aider Athènes.

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