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Le leader du plus puissant syndicat de la fonction publique britannique prédit la plus grande grève depuis 1926

Dave Prentis, dirigeant du syndicat Union, qui représente 1,4 million de fonctionnaires, entend contraindre le gouvernement à renoncer à son projet de réforme des retraites et de coupes dans les dépenses publiques.Il prévient que des grèves tournantes pourraient être lancées pour une durée indéterminée si le gouvernement maintient son projet.
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Dave Prentis, le dirigeant de Union, le premier syndicat de la fonction publique britannique. (AFP - Leon Neal)

Dave Prentis, dirigeant du syndicat Union, qui représente 1,4 million de fonctionnaires, entend contraindre le gouvernement à renoncer à son projet de réforme des retraites et de coupes dans les dépenses publiques.

Il prévient que des grèves tournantes pourraient être lancées pour une durée indéterminée si le gouvernement maintient son projet.

"Il s'agira du mouvement social le plus important depuis la grève générale", déclare Dave Prentis dans une interview publiée samedi dans le quotidien de centre-gauche The Guardian.

Plus de trois millions de salariés avaient pris part à la grève générale de 1926 en solidarité avec les mineurs des houillères, qui cherchaient à s'opposer à des baisses de salaires. "Ce ne sera pas la grève des mineurs", prédit Prentis dans le Guardian, cette fois en référence à celle de 1984-85 sous Thatcher qui avait échoué. Car cette fois "nous l'emporterons", assure-t-il.

Le projet d'austérité du gouvernement
Le gouvernement de coalition, composé des Tories (conservateurs) et des libéraux-démocrates, prévoit de supprimer 330.000 emplois dans le secteur public, afin de réduire les dépenses de 81 milliards de livres sterling (91,6 milliards d'euros) au cours des quatre prochaines années.

Il a aussi l'intention d'aligner l'âge de départ à la retraite des fonctionnaires sur celui du régime général, à 66 ans en 2020 au lieu de 60 ans dans la plupart des cas pour les fonctionnaires.

Le gouvernement estime qu'il doit absolument mettre en oeuvre ces mesures pour s'attaquer à un déficit public record, faute de quoi le pays sera confronté à une crise de la dette comme en connaît ou en a connu l'Irlande ou la Grèce.

Dave Prentis, qui considère que la part des réductions des dépenses publiques est trop importante, assure que la colère grandit actuellement face aux projets d'austérité. Mais il se dit encore prêt à résoudre la crise qui menace en ouvrant des négociations avec le gouvernement.

Environ 750.000 salariés, dont des enseignants, ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils observeraient des arrêts de travail coordonnés dès ce mois-ci.

Pour l'heure, même si des échauffourées ont opposé la police à des étudiants lors de manifestations contre la hausse des frais d'inscription aux universités fin 2010, la Grande-Bretagne n'a pas encore été touchée par les révoltes contre les mesures d'austérité qui ont émaillé les mouvements sociaux dans d'autres pays d'Europe.

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