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La grève générale contre l'austérité a été massivement suivie mercredi, la mobilisation étant qualifiée d'historique

Enseignants, cheminots, employés de banque, artistes ou médecins: les Portugais ont suivi massivement le mouvement convoqué par deux centrales syndicales, paralysant l'ensemble des transports publics et des aéroports du pays."C'est la plus grande grève jamais réalisée", s'est félicité l'UGT en faisant état de "plus de trois millions de grévistes".
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Les personnels des services publics défilent contre la nouvelle politique budgétaire du Portugal (06/11/2010) (AFP - PATRICIA DE MELO MOREIRA)

Enseignants, cheminots, employés de banque, artistes ou médecins: les Portugais ont suivi massivement le mouvement convoqué par deux centrales syndicales, paralysant l'ensemble des transports publics et des aéroports du pays.

"C'est la plus grande grève jamais réalisée", s'est félicité l'UGT en faisant état de "plus de trois millions de grévistes".

Les syndicats UGT et CGTP, unis pour la première fois depuis 1988, ont souligné la forte mobilisation du privé, alors que la ministre du Travail Helena André l'a qualifiée de "très réduite", estimant que la grève affectait surtout l'administration publique et les transports.

A Lisbonne, le réseau du métro est resté fermé toute la journée, et seul un bus sur quatre était en circulation. Le transport fluvial entre les deux rives du Tage était également interrompu, et les chemins de fer ont annoncé la suppression de 75% des trains.

Le Budget d'austérité pour 2011 pourrait ne pas suffire
Après avoir enregistré en 2009 un déficit public record de 9,3% du PIB, le gouvernement socialiste portugais s'est engagé à le ramener à 7,3% cette année et 4,6% l'an prochain, au prix de mesures d'austérité sans précédent.

Le Budget 2011, qui sera soumis vendredi prochain au vote du Parlement portugais, cumule coupes budgétaires, baisses des salaires (au dessus de 1.500 euros), suppression et diminution de prestations sociales et hausses d'impôts.

En dépit de cette baisse sans précédent censée apaiser les marchés financiers, le Portugal pourrait être contraint, selon de nombreux analystes, de faire appel, après la Grèce et l'Irlande, à l'aide du FMI et de l'Union européenne pour se financer.

Le gouvernement avait déjà prévenu mardi qu'il excluait tout allégement des mesures d'austérité. Le Premier ministre José Socrates avait réaffirmé que "le budget qui va être approuvé vendredi défend l'emploi et l'économie", se disant convaincu que "les travailleurs en sont parfaitement conscients".

La dernière grève générale au Portugal remontait à mai 2007. Elle avait été organisée à l'époque par la seule CGTP, proche du Parti communiste, pour protester contre la politique de rigueur menée par le premier gouvernement socialiste de José Socrates, déjà pour redresser les déficits.

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