La Grèce suspendue à la date du 17 novembre

C'est ce jour-là que le nouveau gouvernement de Papademos espère débloquer la nouvelle tranche de prêts de l'UE : 8 milliards d'euros qui lui éviteraient la cessation de paiement.

(John Kolesidis Reuters)

Le 17 novembre, journée de tous les dangers. C'est la date évoquée hier soir, à la sortie du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement grec, par le ministre des Finances, Evangélos
Vénizélos, pour décrocher la timbale, à savoir la prochaine et sixième de tranche des prêts européens, gelée jusqu'à présent et pourtant vitale pour le pays d'ici au 15 décembre. Mais le 17 novembre est aussi une date de contestation. 

Traditionnellement journée de marche sur l'ambassade américaine, cette date est devenue, depuis deux ans, journée de manifestation contre la politique de rigueur imposée au pays. Le 17 fera donc office de baptême du feu pour le gouvernement formé hier à Athènes.

En attendant, la patronne du FMI Christine Lagarde a salué cette nuit des "progrès significatifs " en Italie et précisément en Grèce : "Je me réjouis de la nomination du Premier ministre Lucas Papademos que je connais bien et avec lequel nous allons pouvoir redémarrer les travaux, à la fois sur l'examen du paiement de la sixième tranche et puis sur la suite des relations entre le Fonds et la Grèce ".