La Grèce a réaffirmé vendredi chercher hors d'Europe des investisseurs pour ses obligations pour financer sa dette

Désavouée par les marchés et mise sous pression par ses partenaires pour avoir laissé déraper ses finances publiques, la Grèce doit mener en 2010 un programme d'emprunt de quelque 54 milliards d'euros.La situation de la Grèce restait un sujet de préoccupation majeur au Forum économique de Davos en présence du Premier ministre grec.

Georges Papandréou, candidat victorieux de l\'opposition grecque aux Législatives du 04 octobre 2009.
Georges Papandréou, candidat victorieux de l'opposition grecque aux Législatives du 04 octobre 2009. (France 2)

Désavouée par les marchés et mise sous pression par ses partenaires pour avoir laissé déraper ses finances publiques, la Grèce doit mener en 2010 un programme d'emprunt de quelque 54 milliards d'euros.

La situation de la Grèce restait un sujet de préoccupation majeur au Forum économique de Davos en présence du Premier ministre grec.

"Il y a beaucoup d'investisseurs institutionnels hors de l'Union européenne qui pourraient placer leur argent sur des obligations grecques, et nous voulons les informer", a affirmé le secrétaire d'Etat grec selon le texte de l'entretien publié dans la nuit de jeudi à vendredi par son ministère. "Traditionnellement, ce sont surtout des investisseurs de l'UE, ou ceux représentés sur la place de Londres, qui achètent des obligations grecques. Nous, nous prenons l'initiative de nous adresser à d'autres investisseurs institutionnels", a ajouté M. Sahinidis.

Devant le Forum, M. Papandréou a assuré jeudi que son gouvernement était déterminé à mettre en oeuvre le redressement promis des finances publiques tout en reconnaissant que son pays avait "un déficit de crédibilité". Il a toutefois dénoncé les "attaques" spéculatives contre la Grèce et contre la zone euro. Le prix des obligations d'Etat grecques a de nouveau chuté jeudi.

L'ouverture du pays aux marchés américains et asiatiques doit être inaugurée "prochainement" par une émission obligataire en dollars, entre 1 et 1,5 milliard de dollars, avait indiqué la semaine dernière le directeur de l'Organisme de la gestion publique, Spyros Papanicolaou.