Royaume-Uni : Boris Johnson subit son premier revers électoral

Le parti du nouveau Premier ministre a perdu un siège au pays de Galles, ce qui ramène sa faible majorité parlementaire à seulement une voix, fragilisant sa stratégie pour le Brexit. 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Londres (Royaume-Uni), le 31 juillet 2019. 
Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Londres (Royaume-Uni), le 31 juillet 2019.  (KIRSTY WIGGLESWORTH / AFP)

Premier revers pour Boris Johnson, à peine arrivé au 10 Downing Street. Le parti du Premier ministre britannique a subi une défaite à une élection partielle, selon les résultats officiels annoncés vendredi 2 août, ramenant sa faible majorité parlementaire à seulement une voix, ce qui complique sa stratégie pour le Brexit.

Le Parti conservateur au pouvoir, dont Boris Johnson a pris la tête lundi 22 juillet, a perdu le siège de la circonscription de Brecon et Radnorshire, au pays de Galles (ouest), au profit d'une candidate pro-européenne. Cette défaite tombe mal pour le tout nouveau gouvernement, qui vient d'annoncer le doublement de son budget annuel consacré aux préparatifs d'un Brexit sans accord, en leur allouant 2,1 milliards de livres supplémentaires (2,3 milliards d'euros).

Cet argent servira à "accélérer les préparations à la frontière, soutenir les préparatifs des entreprises et assurer l'approvisionnement des médicaments essentiels" ainsi qu'à lancer une nouvelle campagne de communication sur le Brexit, a précisé le ministère des Finances. Au total, 6,3 milliards de livres (6,9 milliards d'euros) auront été alloués pour préparer le Brexit, dont 4,2 milliards cette année.

Une sortie de l'UE le 31 octobre, accord ou pas 

"Depuis que je suis arrivé au Trésor, j'ai mis le turbo pour nos préparatifs (...) pour un Brexit sans accord, non parce que nous le voulons, mais nous devons être préparés car nous partirons le 31 octobre", a déclaré jeudi le nouveau ministre des Finances Sajid Javid.

Si Boris Johnson veut renégocier l'accord de retrait conclu entre l'ancienne Première ministre Theresa May et Bruxelles – ce que l'Union européenne exclut –, il a affirmé qu'en cas d'échec, il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit et que le Royaume-Uni quitterait l'UE, accord ou pas, le 31 octobre.