Successeur de Theresa May, Boris Johnson est officiellement le nouveau Premier ministre britannique

Chargé par la reine Elizabeth II de former son gouvernement, le nouveau chef de l'exécutif anglais aura pour principale mission de mener le Brexit à son terme.

Boris Johnson, le nouveau Premier ministre anglais, devant le siège du Parti conservateur à Londres, le 23 juillet 2019
Boris Johnson, le nouveau Premier ministre anglais, devant le siège du Parti conservateur à Londres, le 23 juillet 2019 (NIKLAS HALLE'N / AFP)

C'est le jour de la consécration pour Boris Johnson à qui la Première ministre conservatrice Theresa May a passé mercredi 24 juillet le relais du pouvoir, et de l'inextricable dossier de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le trublion du Parti conservateur anglais a été reçu mercredi après-midi au Palais de Buckingham, à Londres, par la reine Elizabeth II qui lui a officiellement confié la tâche de former le nouveau gouvernement britannique, avec pour mission de faire aboutir le Brexit.

Sur le chemin de Buckingham Palace, des militants écologistes de Greenpeace ont formé une chaîne humaine et ont brièvement bloqué sa voiture. L'ancien maire de Londres est finalement parvenu au palais, reçu par Sa Majesté qui a fait de lui son 14e chef de gouvernement.

"Sortir de l'UE le 31 octobre, sans conditions"

Le nouveau Premier ministre britannique a promis mercredi de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 octobre, quoi qu'il arrive, lors de son premier discours officiel. "Nous allons remplir la promesse faite par le Parlement à la population et sortir de l'UE le 31 octobre, sans conditions", a-t-il déclaré.

L'ex-maire de Londres et ex-ministre des Affaires étrangères a répété que si cela devait se faire au prix d'une sortie sans accord, son pays y serait prêt. Trois ans après, "les Britanniques en ont assez d'attendre", a -t-il martelé, "il est temps d'agir". Il s'est également dit "persuadé" qu'un accord pouvait être atteint sans contrôle à la frontière irlandaise et sans "le filet de sécurité anti-démocratique".

Plus tôt dans la journée, le ministre des Finances, Philip Hammond, farouche défenseur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, a démissionné. Il avait fait la promesse de partir plutôt que de servir sous l'autorité de Boris Johnson.