Brexit : l'île de Jersey accorde 95 licences de pêche à des bateaux français mais refuse 75 demandes

Les bateaux recalés devront "cesser toute activité de pêche dans les eaux de Jersey dans un délai de 30 jours". 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des pêcheurs français au large de l'île anglo-normande de Jersey, le 6 mai 2021.  (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Un accord seulement partiel, à 48 heures de l'expiration de dizaines de licences de pêcheurs français. L'île anglo-normande de Jersey a décidé d'accorder 64 licences définitives et 31 provisoires à des bateaux français pour pêcher dans ses eaux, tout en refusant 75 autres demandes, a annoncé le gouvernement local dans un communiqué mercredi 29 septembre. Ces nouvelles licences post-Brexit viennent s'ajouter aux 47 déjà délivrées depuis le début de l'année. Les bateaux recalés devront eux "cesser toute activité de pêche dans les eaux de Jersey dans un délai de 30 jours".

L'accord post-Brexit négocié par l'Union européenne prévoit que les pêcheurs européens pourront continuer à se rendre dans certaines eaux britanniques, à condition d'obtenir une licence. Celle-ci doit en principe être accordée s'ils peuvent prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Les 75 bateaux recalés l'ont été car ils "n'ont exercé aucune activité de pêche dans les eaux de Jersey au cours de la période en question ou n'ont pas été en mesure de justifier d'une telle activité".

"Les autorités jersiaises continueront néanmoins de recevoir et d'examiner toute nouvelle pièce ou donnée présentée."

Le gouvernement de Jersey

dans un communiqué 

Le Royaume-Uni ainsi que les îles semi-autonomes anglo-normandes de Jersey et Guernesey n'ont pas accordé toutes les licences demandées par les bateaux français, ce qui provoque de nombreuses tensions depuis plusieurs mois. Londres a annoncé l'octroi prochain de 12 autorisations supplémentaires, un nombre loin de celui réclamé par la France.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Brexit

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.