Licences de pêche : la France perd-elle le bras de fer contre la Grande-Bretagne ?

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Durée de la vidéo : 2 min.
Article rédigé par
C.Wormser, J-B.Marteau, G.Sabin, A.Zouieche, France 3 Bretagne, T.Paulin - France 2
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Les pêcheurs français se sentent floués dans le contentieux qui les oppose aux Britanniques pour l’obtention des licences de pêche. Ils affirment que la France a baissé les bras. De son côté, le président de la République cible la Commission européenne.

Jeudi 18 novembre, dans la matinée, la ministre de la Mer, Annick Girardin, a jeté le trouble au sein de toute la profession. Elle a proposé un plan de sortie de flotte, c’est-à-dire une indemnisation pour les pêcheurs qui perdraient leur licence, à condition de détruire leur bateau. Une proposition assumée et confirmée vendredi 19 novembre, dans la soirée.

La France demande encore 150 licences à la Grande-Bretagne

Les déclarations de la ministre ont été interprétées comme une capitulation pour les pêcheurs. Ce matin, sur le port de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), un bateau sans licence est à quai depuis des semaines. Les annonces de la veille ont été vécues comme un coup de massue par tout l’équipage. À ce jour, 161 bateaux ont obtenu le précieux sésame, mais la France demande encore 150 licences à la Grande-Bretagne. Face à ce blocage, le président du comité de pêche d’Ille-et-Vilaine évoque de possibles actions coups de poing dans les prochaines semaines.

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