Boris Johnson annonce que le Royaume-Uni stoppera la libre circulation des personnes le 31 octobre en cas de Brexit sans accord

L'ancienne Première ministre Theresa May, à qui Boris Johnson a succédé le 24 juillet, prévoyait une "période de transition".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, au 10 Downing Street à Londres, le 12 août 2019. 
Le Premier ministre britannique Boris Johnson, au 10 Downing Street à Londres, le 12 août 2019.  (DANIEL LEAL-OLIVAS / POOL / AFP)

Le gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé lundi 19 août vouloir mettre "immédiatement" fin à la libre circulation des personnes en cas de Brexit sans accord le 31 octobre, un durcissement de position par rapport au précédent gouvernement.

L'ancienne Première ministre Theresa May, à qui Boris Johnson a succédé le 24 juillet, prévoyait une "période de transition" même en cas d'absence d'accord de divorce avec l'Union européenne, permettant aux citoyens européens de se rendre au Royaume-Uni, d'y travailler ou d'y étudier sans démarches particulières. La "libre circulation telle qu'elle existe actuellement se terminera le 31 octobre quand le Royaume-Uni quittera l'UE", a indiqué une porte-parole du 10 Downing Street. 

Un nouveau système d'immigration à point 

"Par exemple, nous introduirons immédiatement des règles plus strictes en matière de criminalité pour les personnes entrant au Royaume-Uni", a-t-elle ajouté, précisant que les autres changements immédiats en vue de la mise en place d'un nouveau système d'immigration étaient "en cours d'élaboration". Elle a rappelé que Boris Johnson souhaitait introduire un système à points, sur le modèle de l'Australie.

The3million, association défendant les intérêts des quelque 3,6 millions de citoyens européens résidant au Royaume-Uni, s'est offusquée de cette annonce. "C'est irresponsable et cela ouvre la porte à une discrimination généralisée", a-t-elle tweeté.

Début août, le Premier ministre avait annoncé un projet de délivrance de visas accélérée pour attirer les "meilleurs cerveaux" et permettre au Royaume-Uni de "continuer d'être une superpuissance scientifique" après le Brexit. Il a par ailleurs promis de protéger les droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni à pouvoir continuer à vivre dans le pays, même en cas de no deal.