Brexit : Boris Johnson souhaite accélérer la délivrance de visas pour les "meilleurs cerveaux"

Programmé pour le 31 octobre, le Brexit inquiète les chercheurs travaillant au Royaume-Uni, qui s'interrogent notamment sur la poursuite de travaux financés par l'Union européenne.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Fulham (Royaume-Uni), le 6 février 2014.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson à Fulham (Royaume-Uni), le 6 février 2014. (JULIAN SIMMONDS / AFP)

Le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé jeudi 8 août un projet de délivrance de visas accélérée pour attirer les "meilleurs cerveaux" et permettre au Royaume-Uni de "continuer d'être une superpuissance scientifique" après le Brexit.

Programmé pour le 31 octobre, le Brexit inquiète les chercheurs travaillant au Royaume-Uni, qui s'interrogent notamment sur la poursuite de travaux financés par l'Union européenne. Selon le projet dévoilé par Boris Johnson, et qu'il souhaite lancer dès cette année, plusieurs pistes vont être étudiées pour faciliter la délivrance de visas aux "meilleurs scientifiques du monde".

Des départs de scientifiques à cause du Brexit

Le dispositif pourrait ainsi prévoir des critères conférant quasi-automatiquement un visa, ou mettre fin au plafond pour la délivrance de visas pour les "talents exceptionnels" (2 000 places actuellement), ont indiqué ses services dans un communiqué.

L'annonce du Premier ministre "est peut-être un pas dans la bonne direction, mais la dure vérité, c'est que le Brexit est une terrible nouvelle pour la science britannique", a réagi John Krebs, chercheur en zoologie à l'université d'Oxford, dans un communiqué.  "Nous savons que des scientifiques de l'UE sont déjà partis, que des jeunes gens talentueux ont décidé de ne pas venir ici et que des scientifiques britanniques ont été exclus des projets européens à cause de Brexit", a-t-il souligné.