Économie : les vignerons face au Brexit

Le Royaume-Uni est le deuxième acheteur de vins français. Les viticulteurs et les négociateurs en vin sont en plein flou face au Brexit.

FRANCE 3

Le château du Seuil, dans le domaine de Céron en Gironde, exporte beaucoup vers le Royaume-Uni. Une bouteille sur trois traverse la Manche et le Brexit va sans doute poser quelques problèmes. "Ça m'inquiète beaucoup parce que s'il y a 'no deal', c'est à dire pas d'accord, il y aura un grand souci à la frontière", explique Nicola Watts Allison du château du Seuil. Rien n'est plus flou au niveau des futures taxes douanières et le commerce n'aime pas l'incertitude. Avec près de 24 millions de bouteilles vendues au Royaume-Uni, la filière n'imagine pas que les îles britanniques se privent de vin de bordeaux du jour au lendemain.

Continuer à vendre des vins partout dans le monde

"Souvenez-vous avec les États-Unis à une époque et la guerre d'Irak : il y avait une position très forte des États-Unis contre les vins de Bordeaux (Gironde). On a continué à vendre des vins aux États-Unis, on vend des vins en Chine. On s'adaptera et on continuera à vendre des vins dans le monde entier", commente Thierry Decré, PDG de la maison de négoce LD Vins. Soixante-neuf jours avant le Brexit, les Anglais remplissent leur cave et les Français attendent le printemps, en espérant éviter la gueule de bois.

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Des bouteilles de rosé, le 7 mai 2016, en France. 
Des bouteilles de rosé, le 7 mai 2016, en France.  (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)