Brexit : un Londonien lance une pétition pour réclamer l'indépendance de la capitale britannique

Le hashtag #Londependence est apparu sur Twitter, vendredi, rassemblant des Londoniens déçus par l'annonce du Brexit. 

Le quartier financier de Canary Wharf, à Londres, vendredi 24 juin 2016. 
Le quartier financier de Canary Wharf, à Londres, vendredi 24 juin 2016.  (LEON NEAL / AFP)

"Monsieur le maire Sadiq, ne préféreriez-vous pas être le président Sadiq ?" En ces termes, James O'Malley a interpellé le maire de Londres, Sadiq Khan, vendredi 24 juin. Déçu par l'annonce du Brexit, ce Londonien a lancé une pétition en ligne demandant l'indépendance de la capitale du Royaume-Uni. 

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Londres a, en effet, massivement voté pour rester dans l'Union européenne (jusqu'à 78,6% dans la circonscription de Lambeth, dans le sud de la capitale). En quelques heures, sa pétition a récolté plus de 20 000 signatures. 

Des Londoniens très europhiles 

"Londres est une ville internationale, et nous voulons rester au cœur de l'Europe", écrit James O'Malley dans le texte qui accompagne sa pétition, mise en ligne sur le site Change.org. Son objectif : rejoindre l'Union européenne à nouveau. "Il faut le reconnaître, le reste du pays n'est pas d'accord avec nous", concède-t-il.

Sur Twitter, ce journaliste freelance concède toutefois que son initiative relève de la plaisanterie. "Que voulons-nous ? #Londependance ! Quand la voulons-nous ? Euh, peut-être. C'était un peu une blague, mais j'imagine que ça pourrait se faire", a-t-il tweeté. 

Le hahstag #Londependence s'est répandu dans la matinée de vendredi sur le réseau social. 

Le maire de Londres, Sadiq Khan, n'a pas répondu à la demande de James O'Malley. En revanche, il s'est exprimé, vendredi matin, pour rassurer ses administrés : "Londres restera la ville florissante qu'elle est aujourd'hui", a-t-il promis. 

Les arguments des pro-Brexit détournés

Reprenant les arguments des pro-Brexit, John Gower, un supporter de l'indépendance londonienne, cité par The Evening Standard, indique pour sa part qu'"une livre sur cinq gagnée par un Londonien sert à financer le reste du Royaume-Uni. Une année ordinaire, Londres contribue à hauteur de 10 à 20 milliards, sans rien recevoir en retour", explique-t-il dans les commentaires de la pétition. 

Enfin, "Londres n'a pas de contrôle sur ses frontières", ajoute-t-il, détournant un des arguments phares des partisans du Brexit. Pétition qu'il a vraisemblablement signé, alors qu'il indique vivre à Bath, dans l'ouest du pays, à 185 km de Londres.