DIRECT. Brexit : les Bourses européennes plongent après la victoire du "Leave"

Les bourses européennes ont toutes brusquement décroché après la victoire du "oui" au référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne.

Des traders à la Bourse de New York, le 24 juin 2016.
Des traders à la Bourse de New York, le 24 juin 2016. (MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

L'heure est à l'inquiétude, vendredi 24 juin, après la victoire du "oui" au référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne. Selon les résultats définitifs, publiés dans la matinée, les Britanniques ont choisi à 51,9% l'option du "Leave". Conséquence directe de cette décision : les Bourses européennes plongent et David Cameron a annoncé sa prochaine démission. La plupart des dirigeants européens ont regretté le résultat du scrutin. Francetv info suit en direct les conséquences de ce vote.

"C'est un choix douloureux et je le regrette profondément", a déclaré François Hollande, quelques heures après l'annonce des résultats. De son côté, Angela Merkel a regretté un "coup porté à l'Europe" et a convoqué un mini-sommet à Berlin, lundi, avec les dirigeants français et italien.

 Les Bourses européennes dévissent. Paris a plongé de - 8,04%, Fancfort de -6,82% et Madrid a dégringolé de -12,35%. Paradoxalement, l'indice londonien a moins souffert que ses équivalents du continent, terminant la séance sur une baisse de 3,15%.

Le Premier ministre va démissionner"Les Britanniques ont pris une décision claire et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction", a annoncé David Cameron, qui avait milité pour le "Remain".

Un Conseil des ministres extraordinaire à l'Elysée a été convoqué à 16 heures. François Hollande y a dit sa volonté de voir le Royaume-Uni quitter l'Union européenne "dans les délais les plus courts".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

23h54 : Simple déception ou véritable panique ? France 3 est allée à la rencontre de Britanniques expatriés en France. Ils font part de leur inquiétude après le vote du Brexit.




23h33 : Oui, et cette pétition connaît un succès fulgurant avec déjà plus de 300 000 signatures en quelques heures seulement ! Or, la loi britannique impose qu'un texte ayant obtenu plus de 100 000 signatures fasse l'objet d'un débat au Parlement. Plus de détails dans notre article.




23h24 : Une pétition en cours en Angleterre pour un nouveau référendum ?

23h13 : Le Brexit pourrait avoir une conséquence facheuse pour les fans de Game of Thrones. La production de la série, réalisée en partie en Europe, bénéficie de nombreuses aides qui pourraient diminuer, explique Le Point.

23h01 : L'agence de notation Moody's menace d'abaisser la note du Royaume-Uni. Ainsi la perspective de la note de la dette britannique (AA1) passe de stable à négative.

22h40 : Les journaux papiers, qui n'ont pu communiquer ce matin les résultats du référendum, consacrent leur "une" de demain au Brexit. Le Guardian opte pour un grave "Over. And out", tandis que The Independent manie le jeu de mots. En France, Libé souhaite bonne chance au Royaume-Uni de Boris Johnson.

22h11 : Parmi les grands gagnants du scrutin d'hier figure l'ancien maire de Londres, le fantasque Boris Johnson. Francetv info dresse le portrait de celui qui pourrait bien succéder à David Cameron, qui a annoncé sa démission d'ici l'automne.



(MAXPPP)

22h07 : A la Bourse de New York, le Dow Jones abandonne 3,39%, le Nasdaq 4,12%.

21h47 : "David Cameron a été un ami et partenaire extraordinaire. Nous sommes tombés d'accord sur le fait que nos équipes économiques et financières resteront en contact étroit au moment où nous restons concentrés sur la croissance économique et la stabilité financière."

Barack Obama se dit confiant sur la possibilité d'une sortie "sans heurts" de l'Union européenne du Royaume-Uni.

21h29 : Le Brexit va-t-il remettre en cause les accords du Touquet, qui fixent à Calais la frontière entre le Royaume-Uni et la France ? C'est en tout cas ce que demande le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, persuadé que cela pourrait régler la question des migrants. Mais le gouvernement français ne l'entend pas de cette oreille. Le point dans notre article.



(PHILIPPE HUGUEN / AFP)

20h51 : Le Royaume-Uni quittera l'UE, mais quand et comment ? Pour y voir plus clair, le correspondant de France 2 à Bruxelles, Valéry Lerouge, détaille le calendrier à venir.



20h51 : En France, quelles suites politiques après le Brexit ? Un débat sans vote sur l'Europe se tiendra mardi, à l'Assemblée nationale puis au Sénat, pour évoquer les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Manuel Valls fera une déclaration liminaire avant les interventions des représentants des groupes parlementaires.

20h29 : Le Brexit va avoir des effets très rapides sur les relations entre pays de l'UE. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, réunira dès mercredi un premier sommet à 27, sans David Cameron. Ce dernier participera toutefois à un sommet des 28 la veille. Ce format à 27 sera amené à se reproduire dans les mois à venir, le pays demandant à quitter l'UE ne pouvant participer aux délibérations liées à son départ.

20h12 : @anonyme Il n'y a pas beaucoup de Britanniques évoluant dans les championnats continentaux, mais ceux-ci seraient sans doute considérés comme des joueurs extra-communautaires (limités à 4 par équipes). La question se pose davantage pour les joueurs non Britanniques qui évoluent en Premier League. Quelque 122 joueurs européens pourraient ainsi se voir priés de quitter le championnat britannique, selon la BBC. Vous trouverez quelques explications dans cet article.

20h10 : Les joueurs de foot (ou autres sports) anglais évoluant dans des clubs de l'UE vont-ils être impactés par le Brexit ?

20h14 : Les conférences de presse des équipes britanniques engagées dans l'Euro de football ne sont pas le bon endroit pour parler du Brexit. Au sein des sélections nord-irlandaise, galloise et anglaise, les réactions, compilées par notre journaliste Fabien Magnenou, peuvent se résumer en deux mots : "No comment."



(AFP)

20h26 : Les passagers de l'Eurostar n°9010 se souviendront longtemps du Brexit. Leur train, parti à 8h30 de Londres ce matin, n'est toujours pas arrivé à Paris, en raison d'une panne de matériel, où il était pourtant attendu à 11h47. Sur Twitter, un passager prend son mal en patience et raconte sa mésaventure.

19h18 : "Personne ne peut dire que ce choc n'aura aucune conséquence. Il faut rester extrêmement attentif, mais aujourd'hui, je n'ai pas d'inquiétude particulière."

Selon le ministre, les "deux moteurs" de la reprise économique (la consommation des ménages et l'investissement des entreprises) sont des "moteurs internes".

19h19 : Peut-être n'ont-ils pas suffisamment réfléchi avant de glisser leur bulletin dans l'urne... Sur les réseaux sociaux, certains électeurs britanniques regrettent déjà d'avoir voté en faveur du Brexit. Plus de détails dans notre article.

18h44 : La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne doit se faire "dans les délais les plus courts", souhaite François Hollande. C'est ce qu'a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à la sortie d'un Conseil des ministres extraordinaire post-Brexit réuni à L'Elysée.



18h35 : Ce chat est désormais terminé. Merci à tous pour vos nombreuses questions, et à François Lenglet pour ses réponses.

18h35 : @Gautier Boband @Claire Ce sont deux sujets différents. Une crise financière est tout à fait envisageable dans les années qui viennent en raison de l'accumulation excessive des dettes dans les économies mondiales, et des politiques des banques centrales. Mais le Brexit signe plutôt une crise politique, à cause de la méfiance croissante des citoyens vis-à-vis de leurs gouvernants et des projets et des idées qu'ils défendent. Chacune des deux crises a sa logique, il est vrai qu'elles peuvent se rencontrer. Mais n'excluons pas le bon scénario, c'est-à-dire que le Brexit soit le catalyseur d'une Union européenne rénovée pour les autres pays.

18h30 : Le Brexit marque-t-il le début d'une crise financière comparable à celle de 2008 ?

18h30 : Pensez-vous qu'une nouvelle crise financière se prépare ?

18h30 : Avec le Brexit doit-on craindre une nouvelle crise financière comparable à celle de 2008 ou le krach boursier d'aujourd'hui n'est-il que passager ?

18h31 : @anonyme Des conséquences très lourdes, car ce serait de fait la fin du Royaume-Uni, qui n'est pas inenvisageable aujourd'hui. Le scénario intermédiaire serait une sorte de fédération britannique, mais à ce stade, c'est de la spéculation.

18h27 : Quelles conséquences pour le Royaume-Uni si l'Ecosse décidait d'en sortir ?

18h27 : @Anonyme Si j'avais à acheter des livres pour un voyage au Royaume-Uni, je le ferais aujourd'hui !

18h26 : Bonjour, faut-il acheter des livres sterling, et miser sur sa remontée ?

18h25 : Difficile à dire aujourd'hui. Tout dépend comment seront réglées les futures relations économiques entre le Royaume-Uni et l'Europe, et si la construction européenne parvient à se redynamiser après un tel choc.

18h25 : Quels pays pourraient profiter de ce Brexit d'un point de vue économique ?

18h24 : @anonyme Contrairement à la Grèce, le Royaume-Uni n'est pas dans l'Union monétaire. Sa dette est financée par des investisseurs internationaux (européens ou extra-européens) et son interdépendance avec le système financier est donc beaucoup plus faible. Il est plus facile de quitter l'Europe que l'euro.

18h24 : A l'époque du "Grexit", on m'avait dit qu'il était quasi-impossible pour la Grèce de quitter l'Europe à cause du système financier de la dette. Le Royaume-Uni n'a-t-il pas de dette publique ? Ou bien compte-t-il la rembourser ? Merci.

18h22 : @Sam Il ne faut pas oublier que le Royaume-Uni fait la plus grosse partie de son commerce avec l'Europe et il me semble que cela restera le cas, même si le lien culturel transatlantique reste important.

18h22 : Est-ce que les Britanniques vont maintenant se tourner encore plus vers les Etats-Unis ?

18h21 : @Anonyme Il y a probablement un lien. De tout temps, les Britanniques ont été les plus réservés sur l'Union européenne. Ils ne l'ont acceptée qu'avec de nombreuses restrictions, ce qui les rend plus enclins à la récuser aujourd'hui.

18h21 : Bonjour. Peut-on faire un lien entre le résultat de ce référendum, et le fait que le Royaume-Uni n'était pas dans la zone euro ?

18h20 : @anonyme A long terme, je ne crois pas à la disparition de la finance à Londres. Les Britanniques feront tout pour la préserver, y compris avec des réglementations plus souples et des impôts plus attractifs. On peut très bien imaginer que Londres devienne une sorte de paradis fiscal.

18h19 : Que va-t-il se passer pour les banques françaises basées à Londres ? Vont-elles rapatrier leurs équipes à Paris ?

18h19 : @marco34300 C'est toujours le cas. ll faut croire que les investisseurs britanniques ont les nerfs plus solides... Plus sérieusement, le marché parisien est désormais un petit marché, par sa taille, par son volume, ce qui le rend plus vulnérable aux fluctuations.

18h17 : Pourquoi la Bourse de Londres baisse-t-elle moins que la nôtre ? Avez-vous une explication ?

18h17 : @anonyme On peut penser que le marché du luxe, c'est-à-dire pour les prix supérieurs à 2 millions de livres, va réagir fortement à la baisse. C'est un marché très volatil qui se retourne extrêmement rapidement. En revanche, les logements ordinaires sont moins exposés.