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Brexit : Londres compte enclencher la procédure de divorce avec l'UE début 2017

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson estime que le Royaume-Uni n'aura pas "nécessairement besoin de deux années" pour quitter l'Union européenne.

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France Télévisions
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Le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson, lors d'un Conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Syrie, à New York (Etats-Unis), le 21 septembre 2016. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

Le gouvernement britannique compte activer l'article 50, qui enclenchera formellement le divorce avec l'Union européenne, au début 2017. "Nous discutons avec nos amis et partenaires européens dans l'objectif d'envoyer la lettre de l'article 50 au début de l'année prochaine", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, le 22 septembre 2015, à la chaîne Sky News (en anglais) depuis New York, où il assistait à l'assemblée générale de l'Onu.

La Première ministre britannique Theresa May avait déclaré jusqu'ici que son pays ne déclencherait pas l'article 50 avant la fin de l'année. Le déclenchement de cet article est un préalable au démarrage des discussions entre Londres et l'UE sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'UE et sa future relation avec les 27 Etats restants, censées durer deux ans.

L'UE pousse le Royaume-Uni vers la porte

Mais Boris Johnson, qui a été l'un des hérauts du Brexit, estime que deux années ne seront pas forcément nécessaires. "Dans notre lettre, nous exposerons certains paramètres sur la manière dont nous voulons avancer", a-t-il dit, ajoutant : "Je ne pense pas que nous aurons nécessairement besoin de deux année pleines, mais attendons de voir comme cela se passe".

A Londres, la Première ministre britannique a reçu en fin d'après-midi le président du parlement européen Martin Schulz qui l'appelée à enclencher cet article le plus rapidement possible. "Cette période de préparation est précieuse pour toutes les parties concernées et si nous allons quitter l'Union européenne, nous ne quittons pas l'Europe", a déclaré Theresa May en accueillant Martin Schulz à Downing Street.

De son côté Martin Schulz a également souligné "que les quatre liberté du marché unique (européen) - biens, capitaux, services et personnes - sont d'égale importance". Mais Boris Johnson a rejeté l'idée que le Royaume-Uni devra continuer à respecter la liberté de circulation des travailleurs européens s'il veut continuer à avoir accès au marché unique. "Ce sont des bobards", a-t-il affirmé. "Les deux choses n'ont rien à voir. Nous devons obtenir un accord de libre échange tout en reprenant le contrôle de notre politique d'immigration", a-t-il ajouté.

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