Brexit : l'arrêté concernant la pêche ne passe pas

Les négociations autour du Brexit se poursuivent, mais achoppent toujours autour d'un même point : la pêche. Le Royaume-Uni veut davantage contrôler ses eaux.

En Europe, ce sont dans les eaux britanniques que l'on trouve le plus de poissons. Pour l'instant, tous les pays de l'Union européenne peuvent y pêcher s'ils respectent des quotas. France, Belgique, Danemark ou Pays-Bas… autant de pays qui en sont très dépendants. "95 % de nos revenus viennent des eaux britanniques", avoue un pêcheur belge.

Vers une riposte française

Sauf qu'avec le Brexit, le Royaume-Uni veut récupérer la souveraineté sur ses eaux et décider chaque année quel pays pourra venir pêcher chez lui et à combien de poissons il aura droit, soit diviser pour mieux régner. Hors de question pour l'Union européenne qui fait front commun contre cette option. Et c'est un des points de blocage de tout l'accord commercial sur le Brexit. Le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, veut que tout le monde fasse un effort, mais "un effort raisonnable". En cas de non-accord le 31 décembre, le Royaume-Uni interdira ses eaux à l'Europe. En riposte, la France annonce qu'elle ne lui achètera plus aucun poisson.

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Un bateau de pêche néerlandais, le 4 septembre 2015.
Un bateau de pêche néerlandais, le 4 septembre 2015. (TON KOENE / AFP)