Brexit : les pêcheurs belges dans la tourmente

Les négociations post-Brexit entre Londres (Royaume-Uni) et Bruxelles (Belgique) se poursuivent. Sur la question de la pêche, les Français et les Belges aimeraient continuer de pêcher dans les eaux britanniques.

Près de six tonnes de poissons en quatre jours de pêche, c’est le butin fructueux de ces marins d’Ostende en Belgique. Chaque semaine, ils se rendent au large de l’Angleterre. Sur les quais, la perspective d’un Brexit qui interdiraient aux Européens l’accès aux eaux britanniques suscite une grande inquiétude. Pour pêcher plus loin, il faudrait des bateaux plus gros, "nous on est trop petits", indique Henk Ven de Skuiter, vice-capitaine du Alles Wisselt. 

Une forte dépendance 

Dans les deux plus grosses criées de Belgique, à Ostende et Zeebruges, 15 000 tonnes de poissons transitent chaque années, et 80% provient des eaux britanniques. La Belgique, avec sa côte de 67 kilomètres ainsi que le rappelle la directrice des criées, Sylvie Becaus, n’est pas en mesure de s’affranchir de cette zone de pêche. Même en cas d’accord, les conséquences pourraient être désastreuses, car certains bateaux déchargent directement en Angleterre avant un relai par camion. Les temps de transport seraient fortement rallongés… et la livraison, de moindre qualité. 4 200 emplois dépendent directement de la pêche en Belgique. Les négociations sont pour le moment au point mort. 



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Un bateau avec un chalut en Bretagne. Illustration 
Un bateau avec un chalut en Bretagne. Illustration  (MAXPPP)