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La Cour d'appel de Belgrade examine à partir d'aujourd'hui les demandes de recours des 14 personnes condamnées.

En janvier, quatorze personnes avaient été à de lourdes peines pour la mort de Brice Taton, un supporter de football français frappé à mort dans la capitale serbe le 17 septembre 2009. Plusieurs défenseurs des condamnés ont plaidé en faveur d'un nouveau procès.
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En avril 2010, lors d'un match Toulouse-Auxerre, les supporters du club toulousain réclamaient justice. (citizenside.com / AFP)

En janvier, quatorze personnes avaient été à de lourdes peines pour la mort de Brice Taton, un supporter de football français frappé à mort dans la capitale serbe le 17 septembre 2009. Plusieurs défenseurs des condamnés ont plaidé en faveur d'un nouveau procès.

Les défenseurs ont estimé que rien ne permet d'établir la culpabilité de leurs clients. "Tout étudiant en première année de droit annulerait ce verdict, car il viole la loi pénale à tel point qu'il ne tient pas", a estimé Svetozar Vujacic, défenseur de Dejan Puzigaca, actuellement en fuite.

"Rien n'a été établi (lors du procès) sauf qu'aucun de ces 14 jeunes gens n'a touché Brice Taton", a poursuivi l'avocat devant la Cour. "Ils ne peuvent pas rester en prison parce que la police n'a pas bien fait son travail. Ce verdict n'a pas été prononcé au nom du peuple mais au nom du gouvernement", a encore déclaré Me Vujacic, faisant entendre ainsi que le verdict avait selon lui des motivations politiques.

En septembre 2009, Brice Taton était mort après 12 jours d'agonie, après avoir été frappé par de jeunes hooligans serbes. Le drame avait suscité une émotion profonde en France et en Serbie. Le président serbe, Boris Tadic, s'était alarmé de la violence dans les milieux des supporteurs en Serbie.

Les quatorze condamnés avaient écopé, fin janvier, de pour la mort de Brice Taton quelques heures avant la rencontre Toulouse - Partizan lors de l'Europa League.

La Cour d'appel a précisé qu'elle pouvait confirmer les verdicts dans leur totalité, les modifier ou bien ordonner l'ouverture d'un nouveau procès. La Cour peut également ouvrir un nouveau débat sur ce dossier.

Les sessions publiques de la Cour d'appel doivent se prolonger jusqu'à vendredi prochain. La décision de la Cour d'appel sera communiquée par écrit au tribunal de Belgrade qui a condamné les jeunes gens. Aucun délai précis n'est imparti à la Cour d'appel pour rendre ses décisions.

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