La Belgique n'organisera pas d'élections anticipées malgré la démission de son gouvernement

Le gouvernement démissionnaire est chargé d'"expédier les affaires courantes" d'ici au scrutin législatif, déjà fixé au 26 mai.

Le Premier ministre démissionnaire de la Belgique, Charles Michel (à gauche), en compagnie du roi de Belgique Philippe, au Palais royal de Bruxelles, le 21 décembre 2018.
Le Premier ministre démissionnaire de la Belgique, Charles Michel (à gauche), en compagnie du roi de Belgique Philippe, au Palais royal de Bruxelles, le 21 décembre 2018. (NICOLAS MAETERLINCK / AFP)

Le gouvernement belge a démissionné mardi 18 décembre, mais il n'y aura pas pour autant d'élections anticipées. Le roi des Belges Philippe a écarté cette perspective, vendredi 21 décembre, selon un communiqué du Palais royal. Le scrutin législatif aura lieu le 26 mai, comme prévu initialement, et le gouvernement démissionnaire a été chargé d'"expédier les affaires courantes" d'ici là.

Le Premier ministre Charles Michel avait dû se résoudre à présenter sa démission après deux semaines de crise politique, consécutive au départ des ministres nationalistes flamands. Ils s'opposent au soutien de la Belgique au pacte de l'ONU pour réguler les migrations, plus connu sous le nom de pacte de Marrakech. Cette démission privait le gouvernement de majorité au Parlement.

Le roi avait alors engagé des consultations avec les chefs de partis, pour évaluer leur souhait ou non d'une dissolution de la Chambre et de l'organisation d'élections anticipées. Il a constaté "une volonté politique de garantir la bonne gestion du pays jusqu'aux prochaines élections" prévues le 26 mai, indique le Palais. Ce scrutin coïncidera en Belgique avec les élections européennes.

Le roi Philippe appelle à ce que le gouvernement démissionnaire et le Parlement collaborent pour parvenir à dégager les majorités nécessaires pour voter des textes importants comme le budget 2019.