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L'Union européenne a entériné jeudi 29 propositions françaises pour renforcer la protection des frontières européennes

Ces dispositions qui visent à lutter contre l'immigration clandestine s'appuie sur une meilleure coopération entre Etats."Je me réjouis que nous soyons parvenus à un consensus de l'ensemble des ministres européens pour adopter la feuille de route proposée par la France", a déclaré le ministre de l'Immigration français, Eric Besson.
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Eric Besson et ses homologues européens étaient réunis jeudi à Bruxelles. (AFP - Patrick Kovarik)

Ces dispositions qui visent à lutter contre l'immigration clandestine s'appuie sur une meilleure coopération entre Etats.

"Je me réjouis que nous soyons parvenus à un consensus de l'ensemble des ministres européens pour adopter la feuille de route proposée par la France", a déclaré le ministre de l'Immigration français, Eric Besson.

L'une des mesures phares est l'organisation de vols conjoints (pour le retour forcé des immigrants en situation irrégulière) organisés et co-financés par Frontex", l'agence européenne chargée de la gestion des frontières extérieures de l'UE.

"Désormais Frontex pourra même acquérir ou louer des avions pour effectuer ces vols", a précisé le ministre qui a insisté sur la nécessité de rendre opérationnel dès le 1er juillet 2010 l'Etat major de Frontex installée en Grèce, un des pays de l'UE les plus affectés par les problèmes posés par l'afflux d'immigrants clandestins, avec l'Italie et Malte.

La Commission européenne a toutefois mis en garde les gouvernements européens. "Des milliers de personnes tentent de passer clandestinement en Europe, mais cela ne fait pas pour autant d'elles des criminels et elles doivent être traitées de façon digne", a averti la nouvelle commissaire en charge des Affaires étrangères, la Suédoise Cécilia Malmström. "Je propose un code de conduite pour les opérations de retour, qui devront être assistées par des représentants d'ONG ou de la Croix Rouge", a-t-elle précisé. En cas de manquement, les Etats coupables seront sanctionnés par le non remboursement des frais engagés pour les opérations de retour forcé, a-t-elle indiqué.

La Commission a complété cette feuille de route avec une demande de moyens supplémentaires à mettre à la disposition de Frontex.

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