Italie. Mario Monti dirigera une coalition centriste aux législatives

Il n'est pas lui-même candidat mais pourrait redevenir président du Conseil en cas de victoire de sa liste.

Mario Monti, lors d\'une conférence de presse, à Rome (Italie), le 28 décembre 2012.
Mario Monti, lors d'une conférence de presse, à Rome (Italie), le 28 décembre 2012. (TONY GENTILE / REUTERS)

L'ancien chef du gouvernement italien Mario Monti a annoncé, vendredi 28 décembre, avoir accepté d'être à la tête d'une coalition centriste aux législatives des 24 et 25 février. "Je m'engagerai pour garantir le succès de cette opération", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse impromptue, à Rome, à l'issue d'une rencontre de quatre heures avec des représentants de groupements centristes et d'organisations civiques.

L'ancien président du Conseil, qui a démissionné une semaine plus tôt, lève ainsi un peu le voile sur ses ambitions : si sa coalition remportait les législatives, il pourrait prendre la tête d'un nouveau gouvernement. Mario Monti a tenu à souligner qu'il n'était "pas en train de créer un nouveau parti" mais "un rassemblement pour faire travailler ensemble" les différentes forces qui soutiennent déjà son programme intitulé "Changer l'Italie, réformer l'Europe".

Le clivage gauche-droite dépassé

Le week-end dernier, Mario Monti avait souhaité "l'appui d'une force politique crédible à son programme de réformes" comme condition à son retour. Il s'était dit prêt à "donner son opinion, son encouragement et, si on le [lui] demande, à diriger les forces" adhérant à son "Agenda Monti". "Le clivage traditionnel droite-gauche a une valeur historique et symbolique" mais "il ne reflète pas la véritable alliance dont l'Italie a besoin et qui tourne autour de l'Europe et des réformes", expliquait l'ancien commissaire européen.

Dans la pratique, Mario Monti ne sera pas directement candidat au scrutin, car il est déjà sénateur à vie. Mais son nom figurera sur une série de listes électorales qui seront déposées en janvier.