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Grèce : le gouvernement approuve un nouveau plan d'austérité

Le cabinet a approuvé à l'unanimité les mesures d'austérité, sur lesquelles le Parlement devra voter dimanche. Le Premier ministre, Lucas Papademos, avait mis en garde contre un risque de "chaos incontrôlé" dans le pays si l'accord était rejeté.

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Un manifestant dans les rues d'Athènes (Grèce), le 10 février 2012. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

Les Grecs n'échaperront pas une nouvelle cure de rigueur. Le gouvernement de coalition a approuvé vendredi 10 février le plan d'austérité exigé par ses créanciers publics, l'UE et le FMI, afin que ces dernier accepte de mettre en oeuvre un second plande sauvetage de 130 milliards d'euros. Lequel doit permettre à Athènes d'éviter un défaut de paiement en mars. 

Démissions de six ministres en deux jours

Le cabinet a approuvé à l'unanimité les mesures d'austérité, sur lesquelles le Parlement devra voter dimanche. Le Premier ministre, Lucas Papademos, avait mis en garde contre un risque de "chaos incontrôlé" dans le pays si l'accord était rejeté.

Mais la coalition grecque se fissure de toute part. Alors que l'Eurogroupe a une nouvelle fois mis la pression sur la Grèce pour qu'elle se serre davantage la ceinture jeudi soir, six ministres ont claqué la porte du gouvernement en deux jours. La secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Mariliza Xenoyannakopoulou, cadre et députée du parti socialiste Pasok, a démissionné vendredi pour protester contre l'adoption de ce plan de rigueur : "Malheureusement, la troïka ne tient pas compte des conséquences de la mise en œuvre du premier plan de rigueur (...) et décide de prendre des mesures qui vont dramatiquement creuser la récession et accroître la colère sociale", a-t-elle écrit dans une lettre adressée à Lucas Papademos.  La veille, le secrétaire d'Etat au Travail, Iannis Koutsoukos, également député du Pasok, avait annoncé sa démission.

Plus tôt dans la journée, les quatre membres du parti d'extrême droite Laos présents dans la coalition ont également démissionné. De l'autre côté du spectre politique, ils s'opposent également à la mise en place de nouvelles mesures de rigueur.

Des mesures draconniennes

Les mesures prévues, dont une réduction de 22% du salaire minimum dans le cadre d'une déréglementation générale du marché du travail, la suppression dans l'année de 15 000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite, sont très mal accueillies par la population.

Ces cures d'austérité "vont être le tombeau de la société grecque", ont dénoncé les syndicats, déniant au gouvernement toute "légitimité pour les imposer".  La Grèce a entamé vendredi une grève générale de 48 heures.

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