Finlande : les sociaux-démocrates remportent les législatives, juste devant l'extrême droite

Les sociaux-démocrates signent leur retour sur le devant de la scène politique, quatre ans après leur échec aux législatives de 2015

Le leader du Parti social-démocrate finlandais, Antti Rinne, aux côtés de son épouse Heta Ravolainen-Rinne, s\'adresse aux militants de son parti, le 14 avril 2019, à Helsinki (Finlande).
Le leader du Parti social-démocrate finlandais, Antti Rinne, aux côtés de son épouse Heta Ravolainen-Rinne, s'adresse aux militants de son parti, le 14 avril 2019, à Helsinki (Finlande). (ANTTI AIMO-KOIVISTO / LEHTIKUVA / AFP)

Les sociaux-démocrates ont remporté, dimanche 14 avril, les élections législatives en Finlande. Conduits par l'ancien ministre des Finances Antti Rinne, ils ont obtenu 40 sièges sur 200 au Parlement, soit un de plus que les Vrais Finlandais (extrême droite), selon les résultats définitifs. Un écart de 0,2 point sépare les deux partis au terme d'une soirée électorale à suspense.

Les sociaux-démocrates signent leur retour sur le devant de la scène politique, quatre ans après leur échec aux législatives de 2015, où le parti avait terminé quatrième. Ils étaient arrivés pour la dernière fois en tête des législatives en 1999. Une coalition gauche-droite avait alors dirigé le pays jusqu'en 2003. Depuis, les sociaux-démocrates ont participé à plusieurs gouvernements, sans toutefois en prendre la tête.

Une coalition avec les Vrais Finlandais ?

Les sociaux-démocrates ont mené campagne contre la politique d'austérité conduite par la coalition gouvernementale sortante, composée du Centre, du Parti de la coalition nationale (droite) et du parti Réforme bleue (eurosceptique), qui a permis de sortir le pays de la récession en 2016.

"Je ne m'attendais pas à un tel résultat, personne ne s'attendait à cela", a réagi Jussi Halla-aho, chef de file des Vrais Finlandais, dont le nombre de députés a bondi de 17 à 39. Il s'est dit ouvert à une coalition "mais pas à n'importe quel prix". Le social-démocrate Antti Rinne n'a pas écarté la possibilité d'une collaboration avec les Vrais Finlandais, affirmant qu'il avait "des questions" à poser au parti.